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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2501990

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2501990

jeudi 26 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2501990
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, détenu au centre de détention de Montmédy. Ce dernier demandait son hospitalisation et des examens médicaux spécialisés pour des douleurs abdominales chroniques, invoquant une atteinte grave à son droit à la santé. Le juge a estimé que le requérant n'apportait aucun élément justifiant d'une situation d'urgence ni d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, permettant un rejet sans procédure contradictoire lorsque la demande est manifestement mal fondée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 juin 2025, M. A B demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'ordonner en urgence :

1°) son hospitalisation immédiate dans un service spécialisé (hépato-gastro-entérologie) ;

2°) la réalisation des examens nécessaires dont une IRM abdominale ;

3°) l'accès à des soins médicaux externes adaptés et indépendants.

Il soutient qu'il souffre depuis trois ans et demi de douleurs abdominales chroniques très intenses, qui l'empêchent de vivre normalement ; que malgré des plaintes répétées, les soins adaptés ne lui sont pas fournis ; que les médecins de la prison refusent de faire une demande d'IRM et rejettent systématiquement ses demandes de rendez-vous médicaux spécialisés ; que la douleur s'aggrave et aucun examen complet n'a été pratiqué ; que cette carence constitue une atteinte grave à son droit fondamental à la santé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Coudert, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Si M. B fait état de douleurs chroniques et d'une prise en charge médicale insuffisante au sein du centre de détention de Montmédy, il n'apporte à l'appui de sa saisine du juge des référés aucun élément de nature à justifier d'une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, ni de l'atteinte grave et manifestement illégale portée par l'administration pénitentiaire à une liberté fondamentale.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B peut être rejetée par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée, pour information, au directeur du centre de détention de Montmédy.

Fait à Nancy, le 26 juin 2025.

Le juge des référés,

B. Coudert

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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