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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2203842

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2203842

jeudi 26 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2203842
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantLHONI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait le refus implicite du préfet du Nord d'abroger une obligation de quitter le territoire français (OQTF) de 2019 et de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le tribunal a jugé que la décision attaquée avait été signée par une autorité compétente et que la procédure de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration n'était pas applicable aux demandes de titres de séjour, régies par des dispositions spéciales. Il a également estimé que la requérante ne justifiait pas remplir les conditions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour "salarié", faute de produire un contrat de travail ou une autorisation de travail valide. Enfin, le tribunal a considéré que le refus d'abroger l'OQTF ne méconnaissait pas l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration, la situation de Mme A n'étant pas constitutive d'un changement de circonstances de droit ou de fait de

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 mai 2022, Mme B A, représentée par Me Lhoni, demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision implicite par laquelle le préfet du Nord a refusé d'abroger l'arrêté du 30 septembre 2019 lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays de destination et lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;

3°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision implicite par laquelle le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " ;

4°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de réexaminer sa demande et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de soixante-douze heures à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Lhoni, avocate de Mme A de la somme de 2 000 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- les décisions attaquées ont été prises par une autorité incompétente ;

- la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour a été prise en méconnaissance de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

- la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation dans l'application de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision refusant d'abroger l'arrêté du 30 septembre 2019 a été prise en méconnaissance de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration.

La requête a été communiquée au préfet du Nord, qui n'a pas produit de mémoire.

Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 juin 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code du travail ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Riou, vice-président, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, ressortissante guinéenne née le 1er janvier 1985, déclare être entrée en France le 15 février 2015. Par un arrêté du 30 septembre 2019, le préfet du Nord lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Mme A doit être regardée comme demandant au tribunal l'annulation de la décision du 17 mai 2022 qui s'est substituée aux décisions implicites par lesquelles le préfet du Nord a refusé d'abroger l'arrêté du 30 septembre 2019 et a refusé de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié ".

Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Lille du 13 juin 2022, Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Ses conclusions tendant à son admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire sont, dès lors, devenues sans objet.

Sur le surplus des conclusions :

3. En premier lieu, par un arrêté en date du 30 septembre 2021, publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture du Nord, le préfet du Nord a donné délégation à Mme Amélie Boucart, secrétaire administrative de classe normale du bureau du contentieux et du droit des étrangers de la préfecture du Nord, à l'effet de signer, notamment, la décision attaquée. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cette décision doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration : " Lorsqu'une demande adressée à l'administration est incomplète, celle-ci indique au demandeur les pièces et informations manquantes exigées par les textes législatifs et réglementaires en vigueur () ".

5. Les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile constituent des dispositions spéciales régissant le traitement par l'administration des demandes de titres de séjour, en particulier les demandes incomplètes, que le préfet peut refuser d'enregistrer. Par suite, la procédure prévue à l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration n'est pas applicable à ces demandes.

6. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article L 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail () ".

7. D'autre part, aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour () ". Aux termes de l'article L. 436-4 de ce code : " Sans préjudice des dispositions de l'article L. 412-1, préalablement à la délivrance d'un premier titre de séjour, l'étranger qui est entré en France sans être muni des documents et visas exigés par les conventions internationales et les règlements en vigueur ou qui, âgé de plus de dix-huit ans, n'a pas, après l'expiration depuis son entrée en France d'un délai de trois mois ou d'un délai supérieur fixé par décret en Conseil d'Etat, été muni d'une carte de séjour, acquitte un droit de visa de régularisation d'un montant égal à 200 euros, dont 50 euros, non remboursables, sont perçus lors de la demande de titre () ".

8. Enfin, aux termes de l'article L. 5221-2 du code du travail : " Pour entrer en France en vue d'y exercer une profession salariée, l'étranger présente : 1° Les documents et visas exigés par les conventions internationales et les règlements en vigueur ; / 2° Un contrat de travail visé par l'autorité administrative ou une autorisation de travail ". Aux termes de l'article R. 5221-1 de ce code : " I. Pour exercer une activité professionnelle salariée en France, les personnes suivantes doivent détenir une autorisation de travail lorsqu'elles sont employées conformément aux dispositions du présent code : 1° Etranger non ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre Etat partie à l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse / () / II. - La demande d'autorisation de travail est faite par l'employeur () ". Aux termes de l'article R. 5221-14 du même code : " Peut faire l'objet de la demande prévue au I de l'article R. 5221-1 l'étranger résidant hors du territoire national ou l'étranger résidant en France et titulaire d'un titre de séjour prévu à l'article R. 5221-3 ". Aux termes de l'article R. 5221-17 de ce code : " La décision relative à la demande d'autorisation de travail mentionnée au I de l'article R. 5221-1 est prise par le préfet () ". Enfin, aux termes de l'article R. 5221-5 du même code : " La demande d'autorisation de travail mentionnée au I de l'article R. 5221-1 est adressée au moyen d'un téléservice au préfet du département dans lequel l'établissement employeur a son siège ou le particulier employeur sa résidence ".

9. Il résulte des dispositions de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précitées que la présentation d'une demande de délivrance d'un visa de régularisation fait obstacle, après que l'étranger a acquitté la somme de 50 euros devant être remise avec la demande de titre de séjour, à ce que le préfet puisse opposer à l'intéressé l'irrégularité de son entrée sur le territoire national pour rejeter sa demande de titre de séjour, sans avoir au préalable vainement sollicité le paiement de l'intégralité des droits de régularisation.

10. Il ressort des pièces du dossier que Mme A a assorti sa demande de titre de séjour portant la mention " salarié " d'une demande tendant à l'obtention d'un visa de régularisation et a joint à cette demande le timbre fiscal de 50 euros prévu par les dispositions de l'article L. 436-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces circonstances, en rejetant la demande de titre de séjour de la requérante au motif tiré de l'absence de visa de long séjour sans avoir au préalable examiné les droits de celle-ci à l'obtention du visa de régularisation sollicité, le préfet du Nord a entaché la décision attaquée d'une erreur de droit.

11. Cependant, pour justifier son refus de délivrance du titre de séjour sollicité, le préfet du Nord s'est également fondé sur l'absence de détention préalable d'une autorisation de travail par Mme A. Il ressort des pièces du dossier que Mme A n'était pas, lorsqu'elle a présenté sa demande de titre de séjour, titulaire d'une autorisation de travail conformément aux dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code du travail. Dès lors qu'il ressort des dispositions précitées du code du travail que la demande d'autorisation de travail doit être effectuée par l'employeur lui-même et par le biais du téléservice prévu par les dispositions précitées de l'article R. 5221-5 du code du travail, la circonstance qu'elle avait joint à sa demande de titre de séjour une demande d'autorisation de travail signée, le 9 novembre 2021, par son employeur et concernant un emploi de secrétaire, n'est pas de nature à faire regarder la décision attaquée comme entachée d'erreur de droit.

12. Il résulte des dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précitées que, dès lors que Mme A n'était pas en mesure de justifier de l'obtention d'une autorisation de travail visée par les autorités compétentes, le préfet du Nord était tenu de refuser de lui délivrer un titre de séjour. Par suite, le préfet du Nord était légalement fondé, pour ce seul motif, à lui refuser la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié " sur le fondement de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

13. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

14. Le moyen tiré d'une atteinte au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant pour contester le refus de délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié ", qui résulte seulement d'une appréciation des conditions posées par l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, lorsque le préfet, statuant sur la demande de titre de séjour, examine d'office si l'étranger est susceptible de se voir délivrer un titre sur un autre fondement que l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, tous les motifs de rejet de la demande, y compris donc les motifs se prononçant sur les fondements examinés d'office par le préfet, peuvent être utilement contestés devant le juge de l'excès de pouvoir. Il en va, par exemple, ainsi si la décision de refus de titre de séjour a pour motif que le demandeur n'entre dans aucun cas d'attribution d'un titre de séjour de plein droit ou que le refus ne porte pas d'atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé.

15. Il ressort des termes de la décision contestée que le préfet du Nord, alors qu'il était saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié ", a examiné d'office si le refus de titre de séjour portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme A. Dès lors, il résulte de ce qui a été dit au point précédent que la requérante peut utilement se prévaloir, à l'encontre de la décision de refus de titre de séjour, de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

16. Si Mme A déclare être entrée en France le 15 février 2015, il ressort des pièces du dossier qu'elle n'est pas dépourvue d'attaches personnelles et familiales dans son pays d'origine, où elle a vécu la majeure partie de sa vie et où ses parents et sa fille résident toujours. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que Mme A est célibataire et l'intéressée n'établit pas, ni même allègue avoir des attaches personnelles et familiales sur le territoire français. Enfin, si Mme A se prévaut de plusieurs attestations de formations de remise à niveau en français, en anglais et en informatique, ainsi que d'une lettre de motivation à l'embauche, elle n'établit pas, ni même allègue qu'elle serait dans l'impossibilité de se réinsérer professionnellement et socialement dans son pays d'origine. Dans ces conditions, Mme A n'est pas fondée à soutenir que le préfet du Nord a méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

17. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration : " () L'administration est tenue d'abroger expressément un acte non réglementaire non créateur de droits devenu illégal ou sans objet en raison de circonstances de droit ou de fait postérieures à son édiction, sauf à ce que l'illégalité ait cessé ".

18. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à l'étranger qui s'y croit fondé de demander à l'autorité administrative, sans condition de délai, l'abrogation d'une obligation de quitter le territoire français à la condition de démontrer qu'un changement de circonstance de fait ou dans la réglementation applicable est de nature à emporter des conséquences sur l'appréciation des droits ou prétentions en litige.

19. Il résulte de ce qui précède, notamment au regard de la seule production d'une demande d'autorisation de travail, que Mme A n'est pas fondée à soutenir qu'à raison de circonstances de fait postérieures à son édiction, l'arrêté du 30 septembre 2019 lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays de destination de cette mesure d'éloignement et lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an est devenu illégal.

20. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision expresse par laquelle le préfet du Nord a refusé d'abroger l'arrêté du 30 septembre 2019 lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays de destination de cette mesure d'éloignement et lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an et la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié ". Ses conclusions à fin d'annulation doivent dès lors être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles qu'elle a présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, relative à l'aide juridique.

DÉCIDE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme A tendant à son admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Me Lhoni et au préfet du Nord.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 5 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Riou, président,

- Mme Jaur, première conseillère,

- Mme Célino, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2024.

L'assesseure la plus ancienne,

Signé

A. JaurLe président-rapporteur,

Signé

J.-M. Riou

La greffière,

Signé

S. Ranwez

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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