jeudi 27 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2205118 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | DANSET-VERGOTEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 juillet 2022, M. C A, représenté par Me Danset-Vergoten, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 mars 2022 par lequel le préfet du Nord a refusé de délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " en qualité de " parent d'enfant français " ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer une carte de séjour, à défaut de procéder à un nouvel examen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, en toutes hypothèses dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil, sous réserve de sa renonciation au bénéfice de l'aide juridictionnelle, sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision contestée est insuffisamment motivée ;
-elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste quant à l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 décembre 2022, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 11 avril 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Lille.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Horn, rapporteur ;
- et les observations de Me Nadji, substituant Me Danset-Vergoten, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, ressortissant turc né le 8 novembre 1982 à Posof (Turquie), déclare être entré en France en 1987 à l'âge de cinq ans. Le 22 octobre 2007, il a sollicité un premier titre de séjour mention " vie privée et familiale " et a été mis en possession d'un tel titre en qualité de " parent d'enfant français " valable du 22 octobre 2007 au 21 octobre 2008 et régulièrement renouvelé jusqu'au 21 octobre 2010. Le 21 juin 2013, il a formulé une demande de renouvellement de titre de séjour qui a été rejetée. A la suite de ce rejet, M. A s'est maintenu sur le territoire français jusqu'au dépôt, le 3 décembre 2020, d'une nouvelle demande de titre de séjour mention " vie privée et familiale " en qualité de " parent d'enfant français " à la suite de laquelle lui a été remis un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 5 janvier 2022. Par un arrêté du 14 mars 2022, dont M. A demande l'annulation, le préfet du Nord a refusé de faire droit à sa demande du 3 décembre 2020.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, la décision attaquée, qui n'avait pas à mentionner l'ensemble des circonstances de fait de l'espèce, énoncent les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles se fondent. Elle vise, notamment, les articles L.412-5 et L.423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dont le préfet du Nord a fait application. Elle fait état des éléments relatifs à la situation personnelle et familiale de l'intéressé. Ainsi, la décision en litige mentionne, avec une précision suffisante, les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement permettant ainsi à l'intéressé d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Nord n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de M. A avant de prendre l'arrêté contesté. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'examen sérieux de sa situation personnelle doit être écarté.
4. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire () ". Aux termes de l'article L. 432-1 de ce code : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public. ".
5. D'autre part, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étranger et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. " Aux termes de l'article 371-2 du code civil : " Chacun des parents contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant. / () ".
6. Il ressort des pièces du dossier que le préfet du Nord, pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. A au titre de la vie privée et familiale, s'est fondé, notamment, sur la circonstance que la présence en France de ce dernier constituait une menace à l'ordre public en raison de ses multiples condamnations pénales et de ce qu'il est défavorablement connu des services de police pour d'autres faits répréhensibles. Il a en effet été condamné, le 2 novembre 2000, par le tribunal correctionnel de Lille à quatre ans d'emprisonnement pour des faits commis entre janvier et mai 2000 de " violence aggravée par 2 circonstances suivie d'incapacité supérieure à 8 jours " et " interruption de grossesse pratiquée sur autrui sans son consentement ", puis, le 7 décembre 2004, par le tribunal correctionnel de Lille à 600 euros d'amende pour des faits commis le 19 septembre 2004 de " conduite d'un véhicule sans permis " et " circulation avec un véhicule terrestre à moteur sans assurance ", le 9 novembre 2007, par le tribunal correctionnel de Lille pour les mêmes faits, commis le 16 mars 2007, à deux mois d'emprisonnement et 450 euros d'amende, le 27 février 2018, par une ordonnance pénale du tribunal de grande instance de Lille à 300 euros d'amende pour des faits commis le 8 décembre 2015 de " circulation avec un véhicule terrestre à moteur sans assurance", le 17 mars 2018, par le tribunal correctionnel de Lille à six mois d'emprisonnement et 300 euros d'amende pour des faits commis le 1er mars 2018 de " conduite d'un véhicule sans permis (en récidive) " et de circulation avec un véhicule terrestre à moteur sans assurance (en récidive) , le 22 octobre 2019, par la chambre des appels correctionnels de la cour d'appel de Douai à trois mois d'emprisonnement pour des faits commis le 6 avril 2018 d'usage de faux en écriture et conduite d'un véhicule sans permis (en récidive). En outre, il n'est pas contesté par le requérant qu'il est défavorablement connu des services de police pour des faits, commis le 19 avril 2000, de port prohibé d'arme de munition ou de leurs éléments de catégorie 1 ou 4, des faits, commis le 1er décembre 2010, de menace de délit contre les personnes faite sous condition des faits, commis le 6 mars 2015, de circulation avec un véhicule terrestre à moteur sans assurance, conduite d'un véhicule sans permis et refus par le conducteur d'un véhicule à se soumettre aux analyses ou examens en vue d'établir s'il conduisait en ayant fait usage de stupéfiants, des faits, commis le 13 juillet 2015, de " violence sans incapacité par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité ", des faits, commis entre le 8 décembre 2015 et le 2 décembre 2016, d'inexécution du stage de sensibilisation à la sécurité routière prononcé à titre de peine complémentaire, et enfin des faits, commis le 20 juin 2019, des faits de délit de fuite après un accident par conducteur de véhicule terrestre et refus par le conducteur d'un véhicule d'obtempérer à une sommation de s'arrêter.
7. Il ressort également des pièces du dossier que, s'il établit être le père de trois enfants de nationalité française, mineurs à la date de la décision attaquée, nés respectivement les 8 avril 2006, 20 février 2009 et le 30 janvier 2010 et allègue entretenir des relations régulières avec eux malgré la séparation de longue date d'avec leur mère, partie vivre avec ses trois enfants dans B, il se borne à produire d'une part deux courriers de son ex-compagne, mère de ses trois enfants, dont une seulement est datée - du 8 juin 2022, précisant qu'il est présent dans la vie de ses enfants, ces derniers remontant régulièrement le voir dans le Nord, qu'il prend de leurs nouvelles " souvent directement via leurs smartphones ", qu'il est " récemment descendu car [il] y avait un petit souci avec la plus grande ", s'occupe de leurs scolarités notamment par des appels aux établissements scolaires, ainsi qu'une autre attestation de sa nouvelle compagne énonçant qu'il est présent dans la vie de ses enfants mais celle-ci est non datée et n'est pas accompagnée d'une pièce d'identité. D'autre part, s'il produit quelques photos où il apparaît aux côtés de ses enfants, seules cinq d'entre elles sont antérieures à la décision attaquée, les deux plus anciennes étant datées du 6 juillet 2018 et 26 juillet 2020, tandis que les trois courts extraits d'échanges de conversations par messagerie instantanée sont datés du 26 octobre 2020, 23 janvier 2021, et 17 février 2021. Ainsi, sa contribution effective à l'éducation de ses enfants depuis plus de deux ans ne ressort pas des pièces du dossier. En outre, si son ex-compagne précise dans l'attestation du 8 juin 2022 qu'il prend en charge la moitié de la route quand les trois enfants et elle remontent dans le Nord, cette seule allégation n'est pas de nature à établir une contribution effective à l'entretien de ses enfants. Par suite, compte tenu de la gravité de certains délits ayant conduit à ses condamnations pénales et la date récente des derniers faits reprochés au requérant et dont il ne conteste pas la matérialité, le préfet du Nord a pu, sans entacher la décision contestée d'erreur d'appréciation, estimer que la présence en France de M. A constituait une menace pour l'ordre public et lui refuser, en conséquence, la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions précitées des articles L. 412-5 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est infondé et doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. /2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui " et aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
9. Il ressort des pièces du dossier que M. A est entré en France en 1987, à l'âge de cinq ans, dans le cadre du regroupement familial et s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français du 8 novembre 2000 au 22 octobre 2007, date à compter de laquelle il a été mis en possession d'un titre de séjour en qualité de " parent d'enfant français " régulièrement renouvelé jusqu'au 21 octobre 2010, puis à nouveau du 21 octobre 2010 au 3 décembre 2020 date à laquelle lui a été délivré le récépissé de la demande de titre de séjour dont le rejet fait l'objet du présent litige. Il ressort également des pièces du dossier que M. A est séparé depuis de nombreuses années de la mère de ses trois enfants de nationalité française nés le 8 avril 2006, 20 février 2009 et le 30 janvier 2010. Si, compte tenu de ce qui a été dit au point 7, M. A a, malgré la distance qui les séparent, tisser un lien avec ses enfants, il n'apporte pas les éléments permettant d'en caractériser l'intensité et la durabilité. En outre, si M. A établit avoir créé une société " MJO Toiture ", le 16 octobre 2021, dont il est l'associé unique, il n'apporte aucune preuve de son activité tandis que ses bulletins de paye en qualité de couvreur zingueur se limitent à trois mois d'activité en 2009, cinq mois en 2010 et au mois de janvier 2011. Enfin, eu égard à ce qui a été dit au point 5 du présent jugement et notamment les nombreuses condamnations pénales, et les faits répréhensibles qui lui sont imputés dans la décision attaquée et dont il ne conteste pas la matérialité, le requérant représentait, à la date de la décision attaquée, une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que celui tiré de l'erreur manifeste quant à l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. A, doivent être écartés.
10. En cinquième et dernier lieu, cinquième et dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
11. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 6 et 7, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
12. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 14 mars 2022 par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " en qualité de " parent d'enfant français ".
13. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, au préfet du Nord et à Me Danset-Vergoten.
Délibéré après l'audience du 15 mai 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Féménia, présidente,
- M. Bourgau, premier conseiller,
- M. Horn, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2024.
Le rapporteur,
Signé
J. HORNLa présidente,
Signé
J. FÉMÉNIA
La greffière,
Signé
S. DEREUMAUX
La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
No 2205118
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026