vendredi 19 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2207337 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | HELLAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 27 septembre 2022, 2 décembre 2022, 10 décembre 2022 et 23 octobre 2023, M. E A B et Mme F A B, agissant tant en leurs noms personnels qu'en qualité de représentants légaux de leurs enfants mineurs C A B et D A B, représentés par Me Hellal, demandent au tribunal :
1°) de les admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet du Nord a refusé de leur délivrer un titre de séjour ;
3°) d'enjoindre au préfet du Nord de leur délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter du 23 juin 2022 ;
4°) d'enjoindre au préfet du Nord de procéder au réexamen de leur situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et de délivrer aux parents, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour les autorisant à travailler dans un délai d'un mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
5°) de prononcer l'ouverture de tous leurs droits dans les établissements publics ;
6°) de prononcer " l'ouverture des droits à la santé via Mme F A B auprès de la sécurité sociale " ;
7°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Hellal, leur avocat, de la somme de 1 000 euros, au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Hellal renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Ils soutiennent que :
- la décision attaquée a été prise par une personne incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile désormais codifiées à l'article L. 435-1 du même code ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 313-11-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile désormais codifiées à l'article L. 423-23 du même code ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La requête a été communiquée au préfet du Nord qui n'a pas produit de mémoire.
Par ordonnance du 30 octobre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 18 décembre 2023.
Un mémoire, enregistré le 2 avril 2024, postérieurement à la clôture de l'instruction, a été présenté par M. E A B et Mme F A B, agissant tant en leurs noms personnels qu'en qualité de représentants légaux de leurs enfants mineurs C A B et D A B, et n'a pas été communiqué.
Par une lettre du 10 juin 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur les moyens soulevés d'office tirés de ce que :
- les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite par laquelle le préfet du Nord aurait refusé de délivrer un titre de séjour à Mme F A B et ses enfants mineurs sont irrecevables, aucune décision implicite de rejet d'une telle demande n'existant dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'une demande de titre de séjour aurait été déposée en ce qui les concerne ;
- les conclusions tendant à ce que le tribunal prononce l'ouverture de tous leurs droits dans les établissements publics ainsi que l'ouverture des droits à la santé via Mme F A B auprès de la sécurité sociale sont irrecevables dès lors qu'elles ne relèvent pas de l'office du juge administratif.
Des observations en réponse aux moyens relevés d'office ont été produites le 14 juin 2024 2024 par M. E A B et Mme F A B, agissant tant en leurs noms personnels qu'en qualité de représentants légaux de leurs enfants mineurs C A B et D A B, et communiquées le 17 juin 2024.
M. et Mme A B ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par deux décisions du 20 novembre 2023 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Lille.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Célino,
- et les observations de Me Hellal, représentant M. E A B et Mme F A B, agissant tant en leurs noms personnels qu'en qualité de représentants légaux de leurs enfants mineurs C A B et D A B.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme A B, ressortissants tunisiens, respectivement nés
les 16 juin 1983 et 6 octobre 1983, déclarent être entrés en France au cours du mois d'octobre 2017. Le 30 juin 2021, M. A B a sollicité la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Le 9 août 2021, les services de la préfecture du Nord lui ont indiqué que sa situation relevait de l'admission exceptionnelle au séjour et l'a invité à formuler une demande à ce titre. Le 11 août 2021, cette demande a été réceptionnée par les services de la préfecture du Nord. À la suite du jugement n° 2108326 du 2 novembre 2021, par lequel le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Lille a annulé l'arrêté en date du 20 octobre 2021 du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour sur le territoire français, M. A B a été muni d'une autorisation provisoire de séjour, valable du 6 janvier 2022 au 5 avril 2022. Les époux A B indiquent avoir été invités à se présenter aux services de la préfecture du Nord le 23 juin 2022 afin, selon eux, de retirer leur titre de séjour, et n'avoir pas été munis de ces titres. Une nouvelle demande de rendez-vous était effectuée le 18 juillet 2022, sans réponse de la part du préfet du Nord. Les consorts A B doivent être regardés comme demandant au tribunal de prononcer l'annulation de la décision implicite par laquelle le préfet du Nord a refusé de leur délivrer un titre de séjour, révélée par le refus des services de la préfecture de les recevoir le 23 juin 2022, l'annulation de la décision implicite par laquelle le préfet du Nord a refusé de délivrer un titre de séjour, née du silence gardé à la suite de la demande de rendez-vous du 18 juillet 2022, l'ouverture de tous leurs droits dans les établissements publics et l'ouverture des droits à la santé via Mme F A B auprès de la sécurité sociale.
Sur la demande d'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président () ".
3. Mme F A B et M. E A B, ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par des décisions du 20 novembre 2023, leurs conclusions aux fins d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle sont devenues sans objet.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les conclusions relatives à Mme A B et aux enfants :
4. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'une demande de titre de séjour aurait été déposée par Mme A B et pour les enfants du couple. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite par laquelle le préfet du Nord a refusé de leur délivrer un titre de séjour sont irrecevables.
En ce qui concerne les conclusions relatives à M. A B :
5. En premier lieu, M. A B, qui conteste des décisions implicites de rejet, ne peut utilement se prévaloir de l'incompétence de l'auteur de ces décisions.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation.
Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ".
7. Il résulte des dispositions précitées qu'une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation et qu'à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet doivent lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. M. A B, n'ayant formé aucune demande de communication des motifs des décisions implicites attaquées, ne peut utilement soutenir que ces décisions sont entachées d'une insuffisance ou d'un défaut de motivation.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. M. A B se prévaut de sa présence en France depuis 2017, de la vie commune avec son épouse, de son intégration en France et de la scolarisation de ses enfants mineurs sur le territoire français. Le requérant, qui n'a jamais exercé d'activité professionnelle en France, ne fait état d'aucune attache familiale sur le territoire français hormis son épouse, qui est également en situation irrégulière et la présence de ses enfants mineurs dont la situation est indissociable de la sienne. Il n'y a pas d'obstacle à ce que la cellule familiale se reconstitue dans le pays d'origine où il n'est pas démontré que les enfants ne pourraient pas suivre leur scolarité. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
11. Le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant à l'encontre de la décision attaquée qui n'a ni pour objet ni pour effet de renvoyer M. A B vers son pays d'origine. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.
12. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
13. M. A B, qui n'allègue en tout état de cause pas avoir présenté une demande de titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne peut utilement se prévaloir des dispositions précitées, sur le fondement desquelles le préfet du Nord ne s'est pas prononcé.
14. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
15. En l'espèce, en se bornant à faire référence à l'ensemble des éléments relatifs à sa vie privée tels que relatés au point 9, M. A B ne fait état d'aucune considération humanitaire ni d'aucun motif exceptionnel au sens et pour l'application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
16. En dernier lieu, compte tenu de ce qui a été indiqué précédemment, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit être écarté.
17. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité des conclusions relatives à la décision implicite de rejet de demande de titre de séjour révélée par le refus des services de la préfecture du Nord de recevoir M. A B le 23 juin 2022, que les conclusions à fin d'annulation des décisions implicites par lesquelles le préfet du Nord a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A B doivent être rejetées.
Sur les conclusions visant à demander au tribunal de prononcer l'ouverture de droits :
18. Aux termes de l'article L. 211-1 du code de justice administrative : " Les tribunaux administratifs sont, en premier ressort et sous réserve des compétences attribuées aux autres juridictions administratives, juges de droit commun du contentieux administratif. ". Dès lors, il n'appartient pas aux tribunaux administratifs, juges de droit commun en application de ces dispositions, de faire œuvre d'administrateur.
19. Les requérants demandent au tribunal de prononcer l'ouverture de tous leurs droits dans les établissements publics ainsi que l'ouverture des droits à la santé via Mme F A B auprès de la sécurité sociale. Or, il n'appartient pas au tribunal administratif, qui ne peut être saisi que de conclusions tendant à l'annulation d'une décision administrative ou à la condamnation d'une personne publique au versement d'une somme d'argent, l'ouverture de droits. Par suite, ces conclusions doivent être rejetées comme irrecevables.
20. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. E A B et de Mme F A B, agissant tant en leurs noms personnels qu'en qualité de représentants légaux de leurs enfants mineurs C A B et D A B doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles à fin d'injonction, d'injonction sous astreinte et d'application au profit de leur conseil des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E A B, à Mme F A B, à Me Hellal et au préfet du Nord.
Délibéré après l'audience du 28 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Paganel, président,
Mme Célino, première conseillère,
Mme Barre, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juillet 2024.
La rapporteure,
Signé
C. CELINO
Le président,
Signé
M. PAGANEL La greffière,
Signé
A. BEGUE
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026