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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2208280

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2208280

vendredi 19 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2208280
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 31 octobre 2022 et 27 décembre 2022, M. F E, représenté par Me Mbogning, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler la décision du 4 octobre 2022 par laquelle le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en qualité de " parent d'enfant français ", lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement ;

3°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour ;

4°) à défaut d'enjoindre au préfet du Nord de réexaminer sa situation ;

5°) de mettre à la charge de l'État le versement à Me Mbogning, son avocat, de la somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve que Me Mbogning renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est entachée d'un défaut ou d'une insuffisance de motivation ;

- il a été pris par une autorité incompétente ;

- il est entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;

- il est entaché d'un vice de procédure, à défaut d'avoir pu présenter ses observations ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- il méconnaît les dispositions des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 décembre 2022, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 17 janvier 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 16 février 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention entre la République française et la République du Cameroun relative à la circulation et au séjour des personnes du 24 janvier 1994 ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Célino,

- et les observations de Me Lokamba, avocat substituant Me Mbogning[WD1], représentant M.Eo.

Considérant ce qui suit :

1. M.Eo, ressortissant camerounais né le 30 mai 1994, est entré irrégulièrement en France le 10 septembre 2017 selon ses déclarations. Le 17 septembre 2021, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en qualité de " parent d'enfant français ". Par un arrêté du 4 octobre 2022, le préfet du Nord a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement. M.Eo demande au tribunal de prononcer l'annulation de cet arrêté.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président () ".

3. Eu égard aux circonstances de l'espèce et en l'absence de décision du bureau d'aide juridictionnelle, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions citées au point précédent, l'admission provisoire de M.Eo au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

4. En premier lieu, par arrêté du 13 septembre 2022 régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n° 223 du même jour, le préfet du Nord a donné délégation à M. B D, adjoint à la cheffe du bureau du contentieux et du droit des étrangers, signataire de l'arrêté attaqué, à l'effet de signer, notamment, les décisions attaquées en cas d'absence ou d'empêchement de Mme C. M.Eo n'apporte aucun élément de nature à établir que Mme C n'était ni absente ni empêchée à la date de la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.

5. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué mentionne tant les circonstances de fait que de droit sur lesquelles le préfet du Nord s'est fondé pour édicter la décision refusant au requérant la délivrance d'un titre de séjour. Elle est ainsi suffisamment motivée pour l'application des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut ou de l'insuffisance motivation de la décision attaquée doit être écarté.

6. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Nord n'a pas procédé à un examen particulier de la situation du requérant avant d'édicter la décision en litige. Le moyen doit, par suite, être écarté.

7. En quatrième lieu, le moyen tiré du vice de procédure n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé et doit dès lors être écarté.

8. En cinquième lieu, d'une part, aux termes de l'article 14 de la convention entre la République française et la République du Cameroun relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Yaoundé le 24 janvier 1994 : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application des législations respectives des deux États sur l'entrée et le séjour des étrangers sur tous les points non traités par la présente Convention ".

9. D'autre part, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable au litige : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ". Aux termes de l'article L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour la délivrance de la carte de séjour prévue à l'article L. 423-7, lorsque la filiation est établie à l'égard d'un parent en application de l'article 316 du code civil, le demandeur, s'il n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, doit justifier que celui-ci contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, ou produire une décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de l'enfant. Lorsque le lien de filiation est établi mais que la preuve de la contribution n'est pas rapportée ou qu'aucune décision de justice n'est intervenue, le droit au séjour du demandeur s'apprécie au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant. ". Il résulte de ces dispositions que pour obtenir un titre de séjour en qualité de parent d'un enfant français, l'étranger qui se prévaut de cette qualité, doit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de cet enfant depuis sa naissance ou depuis au moins deux ans.

10. Pour refuser de délivrer à M.Eo une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", en qualité de parent d'enfant français, le préfet du Nord s'est fondé sur l'absence de preuve de résidence de l'enfant sur le territoire français et l'absence de justification par l'intéressé qu'il contribue à son entretien et à son éducation.

11. Il ressort des pièces du dossier que M.Eo est le père d'une petite fille, A, de nationalité française, née le 8 juin 2020, qui vit avec sa mère dans le département du Pas-de-Calais. Il est constant que M.Eo est séparé de la mère de l'enfant. Par un jugement du 30 septembre 2021, le tribunal judiciaire de Béthune a constaté l'exercice en commun de l'autorité parentale entre les deux parents et, après constat de l'accord des parents sur ce point, a fixé la résidence habituelle de A chez sa mère avec un droit de visite et d'hébergement accordé à M.Eo le plus large que possible et à défaut les samedi et dimanche des semaines paires de chaque mois. Le montant de la part contributive à l'entretien et à l'éducation de l'enfant que M.Eo doit verser mensuellement directement à son ex-compagne a été fixé à la somme de 115 euros. Le requérant justifie avoir versé la somme de 510 euros entre septembre 2021 et mai 2022 pour l'entretien de sa fille outre la somme de 230 euros en novembre et décembre 2022, soit postérieurement à la décision attaquée. Toutefois, il ne ressort pas des seules attestations établies par la mère de l'enfant les 20 septembre 2021 et 12 décembre 2022, non corroborées par d'autres éléments et qui se bornent à faire état, en des termes convenus et non circonstanciés, que M.Eo " élève très-bien " l'enfant commun et qu'il exerce son droit de visite et d'hébergement toutes les deux semaines et l'appelle régulièrement, qu'il serait présent dans la vie de sa fille. Par ailleurs, alors que le préfet du Nord a relevé dans son mémoire en défense que le requérant avait sollicité le renouvellement d'un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français le 11 février 2022 sans mentionner l'existence de la jeune A, M.Eo n'a pas formulé d'observations à ce sujet dans le cadre de son mémoire en réplique. Dans ces conditions, M.Eo ne peut être regardé comme participant de manière effective à l'entretien et à l'éducation de sa fille depuis sa naissance ou depuis au moins deux ans. Par suite, en refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français, le préfet du Nord n'a pas méconnu les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

12. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

13. Il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'il a été dit au point 11, que si M.Eo a un enfant de nationalité française née d'une relation avec une ressortissante française, il n'établit pas contribuer effectivement à son entretien et à son éducation. En outre, il n'est pas dépourvu d'attaches familiales au Cameroun, pays où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-trois ans et où résident ses parents. Par ailleurs, le requérant ne se prévaut pas d'une insertion sociale ou professionnelle sur le territoire français. Dans ces conditions, la décision contestée n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de ce dernier à mener une vie privée et familiale normale et n'a dès lors pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

14. En septième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent, la décision contestée n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.

15. En huitième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

16. Ainsi qu'il a été dit au point 11, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'à la date de l'arrêté contesté, M.Eo avait avec son enfant des liens tels que la décision attaquée puisse être regardée comme ayant été prise en méconnaissance de ces stipulations.

17. Il résulte de ce qui précède que M.Eo n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 4 octobre 2022 par laquelle le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

18. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; / () ". Aux termes de l'article L. 613-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués. ".

19. Le préfet du Nord a, par un même arrêté, refusé de délivrer un titre de séjour à M.Eo et lui a fait obligation de quitter le territoire français. La décision portant obligation de quitter le territoire français, prise sur le fondement des dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicables au requérant, n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Ainsi qu'il a été dit au point 5, la décision portant refus de séjour étant suffisamment motivée en droit et en fait, le moyen tiré du défaut ou de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée ne peut qu'être écarté.

20. En deuxième lieu, en l'absence d'argumentation spécifique à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, les moyens tirés de l'incompétence du signataire de la décision attaquée, du défaut d'examen, du vice de procédure, de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et de l'existence d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux développés aux points 4, 6, 7, 12 à 15.

21. En dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut être utilement invoqué pour contester la légalité d'une décision portant obligation de quitter le territoire français.

22. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

23. En premier lieu, l'arrêté contesté, qui vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et relève l'absence de menace établie à la vie ou à la liberté du requérant en cas de retour dans son pays d'origine, ainsi que l'absence d'exposition à des traitements contraires à l'article 3 précité, énonce l'ensemble des considérations de droit et de fait, sur lesquelles est fondée la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement. Par suite, le moyen tiré du défaut ou de l'insuffisante motivation de cette décision doit être écarté.

24. En deuxième lieu, en l'absence d'argumentation spécifique à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, les moyens tirés de l'incompétence du signataire de la décision attaquée, du défaut d'examen, du vice de procédure, de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et de l'existence d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux développés aux points 4, 6, 7, 12 à 15.

25. En dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut être utilement invoqué pour contester la légalité d'une décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement.

26. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision fixant le pays de destination doivent être rejetées.

27. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M.Eo doit être rejetée, en ce compris les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : M.Eo est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale à titre provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M.FnEo, à Me Mbogning et au préfet du Nord.

Délibéré après l'audience du 28 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Paganel, président,

Mme Célino, première conseillère,

Mme Barre, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juillet 2024.

La rapporteure,

Signé

C. CELINO

Le président,

Signé

M. PAGANELLa greffière,

Signé

A. BEGUE

La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

[WD1]Laetitia a ajouté Me lokamba puis l'a rayé pour finalement souligné Mbogning sur le rôle je ne sais donc pas lequel des deux était à l'audience

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