Le Tribunal administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A..., qui demandait la réévaluation de sa situation et le rachat de parts pour un départ anticipé à la retraite. Le juge a estimé que ces conclusions ne relevaient pas de l’office du juge administratif, en application des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sans examen au fond.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 janvier 2023, M. B... A... demande au tribunal de « réévaluer [sa] situation » et de procéder au « rachat de [sa] part » pour obtenir un départ en retraite « au plus tôt ».
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 mars 2024, le directeur de la Caisse des dépôts et consignation de Bordeaux conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D’une part, aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (...) ».
2. D’autre part, aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. (…) Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / (…) ». Aux termes de l’article R. 421-1 de ce code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle (…) ».
3. M. A... demande au tribunal de « réévaluer [sa] situation » et de procéder au « rachat de [sa] part » pour obtenir un départ en retraite « au plus tôt ». De telles conclusions ne relèvent pas de l’office du juge administratif et sont donc manifestement irrecevables. Sa requête doit donc être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à la Caisse des dépôts et consignations de Bordeaux.
Fait à Lille, le 22 décembre 2025
Le président de la 7ème chambre,
Signé
D. Terme
La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,