Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du maire de Bourbourg de lui communiquer des documents administratifs. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions sous peine de désistement. Mme B... ayant accusé réception de cette demande le 17 juillet 2025 sans y donner suite dans le délai d’un mois, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance, le tribunal a donc donné acte de ce désistement d’office.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 mai 2023, Mme A... B... demande au tribunal d’annuler, pour excès de pouvoir, la décision implicite née du silence gardé sur sa demande du 16 février 2023 par le maire de Bourbourg relative à sa demande de communication de documents administratifs.
Par une lettre du 17 juillet 2025, Mme B... a été informée qu’à défaut de réception de la confirmation du maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois, elle serait réputée s’en être désistée en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les premiers vice-présidents des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / (…) / ».
Aux termes de l’article R. 612-5-1 de ce code : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ».
Enfin, selon l’article R. 611-8-2 de ce code : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l’application informatique mentionnée à l’article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier (…) ». L’article R. 611-8-6 dudit code précise également que « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l’accusé de réception délivré par l’application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l’application, à l’issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l’adresse choisie par elles (…) ».
Mme B..., a été invitée à confirmer expressément le maintien de ses conclusions et informée de ce que, à défaut, elle serait réputée s’être désistée d’office, en application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, par un courrier du 17 juillet 2025 dont elle a accusé réception le jour même. N’ayant pas expressément confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois qui lui était imparti, Mme B... est réputée s’être désisté de l’ensemble des conclusions de sa requête.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au maire de la commune de Bourbourg
Fait à Lille, le 21 novembre 2025.
Le président de la 7ème chambre,
Signé
D. Terme
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,