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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2306839

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2306839

mardi 17 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2306839
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGUILLAUD

Résumé IA

**Sujet principal** : Demande d'annulation d'un rejet implicite de renouvellement de titre de séjour et conclusions subsidiaires, suivie d'un désistement partiel de la requérante. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lille (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la requérante concernant ses conclusions principales (annulation, injonction, astreinte), l'administration ayant délivré le document sollicité après l'introduction du recours. Il condamne l'État à verser 800 € à l'avocate de la requérante au titre des frais irrépétibles. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (pour donner acte du désistement), article L. 761-1 du même code et article 37 de la loi du 10 juillet 1991 (pour la condamnation aux frais irrépétibles).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 juillet 2023, Mme A... C... B..., représentée par Me Guillaud, demande au tribunal :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d’annuler la décision implicite du 27 juin 2023 par laquelle le préfet du Nord a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour ;

3°) d’enjoindre à l’administration de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention « étudiant » dans un délai de quinze jours suivant la notification de la décision à intervenir, à titre subsidiaire, de lui délivrer un récépissé comportant une autorisation de travail, dans un délai de cinq jours suivant la notification de la décision à intervenir et, à titre infiniment subsidiaire, de l’admettre provisoirement au séjour et de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours suivant la notification de la décision à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil, Me Guillaud, sous réserve pour celle-ci de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat, en application de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


La requête a été communiquée au préfet du Nord qui n’a pas produit de mémoire en défense mais des pièces produites le 22 août 2023.









Par un mémoire, enregistré le 4 octobre 2023, Mme B..., représentée par
Me Guillaud, déclare se désister de ses conclusions aux fins d’admission au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire, d’annulation, d’injonction et d’astreinte et maintenir ses conclusions présentées au titre de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme B... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 2 octobre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative :
« Les présidents de (…) formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance :
/ 1 donner acte des désistements ; / (...) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 (…) ».

3. Par le mémoire visé ci-dessus, Mme B... se désiste de ses conclusions aux fins d’admission au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire, d’annulation, d’injonction et d’astreinte, le préfet du Nord ayant délivré, postérieurement à l’introduction de la requête, le document de circulation pour étranger mineur sollicité. Ce désistement partiel est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

4. Mme B... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale.
Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l’article 37 de la loi du
10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 800 euros à verser à Me Guillaud, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’État.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d’annulation, d’injonction et d’astreinte de Mme B....

Article 2 : L’Etat versera à Me Guillaud une somme de 800 euros en application des articles
L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Guillaud renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat.







Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C... B..., à
Me Guillaud et au préfet du Nord.


Fait à Lille, le 17 février 2026.

La présidente de la 5ème chambre,


Signé


J. Féménia

La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
La greffière,







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