Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B... contestant une sanction disciplinaire du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) pour défaut de précision des moyens. La requérante invoquait le caractère disproportionné de l'interdiction d'exercer et de la pénalité financière de 20 000 euros, mais sans apporter d'éléments suffisants pour étayer son argumentation. Le juge a fait application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement infondées.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 septembre 2023, Mme A... B..., représentée par Me Brassart, demande au tribunal :
1°) d’annuler la délibération du 26 avril 2023 par laquelle la commission de discipline du Conseil national des activités privées de sécurité lui a infligé la sanction de l’interdiction d’exercer toute activité privée de sécurité pour une durée de quatre ans et une pénalité financière d’un montant de 20 000 euros ;
2°) de réduire le montant de cette pénalité financière ;
3°) de mettre à la charge du Conseil national des activités privées de sécurité une somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif et (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (…) ».
2. A l’appui de sa requête, Mme B... se borne à affirmer que la sanction dont elle a fait l’objet est « disproportionnée au regard de [sa] situation personnelle (…) qui n’a manifestement pas été prise en considération ». Ce moyen n’est manifestement pas assorti des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. La requête de Mme B... doit donc être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au Conseil national des activités privées de sécurité.
Fait à Lille, le 12 novembre 2025.
Le président de la 7ème chambre,
Signé
D. Terme
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,