Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2311291
jeudi 27 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2311291 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 21 décembre 2023 et 12 janvier 2024, Mme B A, représentée par Me Dewaele, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 septembre 2023 par lequel le préfet du Nord a rejeté sa demande de certificat de résidence algérien, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pendant un an ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer une carte de séjour temporaire ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, un récépissé l'autorisant à travailler, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil, sous réserve de sa renonciation au bénéfice de l'aide juridictionnelle, sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
- il est insuffisamment motivé.
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne la décision portant octroi d'un délai de départ volontaire :
- la décision attaquée est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- la décision attaquée est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision attaquée est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 janvier 2024, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New-York le
26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Horn a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, ressortissante angolaise née le 22 août 1987 à Luanda (Angola), déclare être entrée en France le 10 juin 2016, accompagnée de son troisième enfant, alors âgé de quatre ans. Le 12 décembre 2022, elle a sollicité son admission exceptionnelle au séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou à défaut portant la mention " salarié ". Par un arrêté du 25 septembre 2023, dont la requérante sollicite par la présente requête l'annulation, le préfet du Nord a refusé de lui délivrer le titre sollicité, l'a obligée à quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination, et l'a interdit de retour sur le territoire français pendant un an.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
2. L'arrêté contesté cite les dispositions dont il fait application, notamment les articles L. 435-1, L. 612-8 et L. 612-10, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelle les conditions d'entrée et de séjour de Mme A, sa situation personnelle et familiale, et qu'il n'a pas établi que sa vie ou sa liberté sont menacées dans son pays d'origine, ou qu'elle y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Enfin, la décision par laquelle le préfet du Nord a fait interdiction à Mme A de revenir sur le territoire français pour une durée d'un an vise les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sa motivation atteste que l'ensemble des critères énoncés par ce dernier article a été pris en compte. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté en litige doit être écarté. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté en litige doit être écarté.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés contre la décision portant refus d'admission exceptionnelle au séjour :
3. En premier lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de Mme A.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / () ". En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ".
5. Il ressort des pièces du dossier que la requérante déclare être entrée irrégulièrement en France le 10 juin 2016, accompagnée de son troisième enfant, de nationalité angolaise, né le 12 avril 2012 à Liège, en Belgique. Il ressort également des pièces du dossier que Mme A et son troisième enfant résident de manière continue sur le territoire français à tout le moins depuis le mois de mai 2017 et qu'elle s'est maintenue irrégulièrement sur le territoire français jusqu'au 12 décembre 2022, date de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. A cet égard, contrairement à ce que soutient le préfet du Nord en défense, Mme A établit sa présence continue en France de 2017 à 2019 en produisant de nombreux documents, parmi lesquels figurent notamment des ordonnances et des attestations médicales, des relevés de remboursement de la caisse primaire d'assurance-maladie faisant état de sa prise en charge médicale, des factures de cantine scolaire faisant état d'un paiement en espèce de la requérante, des attestations de suivi administratif et de cours de langue française par des associations. Mme A a en outre donné naissance à un quatrième enfant, né le 7 avril 2022 des œuvres de son nouveau concubin, avec lequel elle établit partager une vie commune depuis le 10 mai 2022. De plus, il ressort des pièces du dossier qu'elle justifie, par la production de quelques attestations de relations personnelles, de suivi de cours de français, et de bénévolat depuis février 2021 au sein d'une association proposant des produits alimentaires en circuit court, d'un début d'intégration sociale en France. Toutefois, si Mme A se prévaut d'une relation de concubinage depuis le 10 mai 2022 avec le père de son dernier enfant, cette relation était récente à la date de la décision attaquée tandis que Mme A s'est déclarée célibataire dans le cadre de sa demande d'admission exceptionnelle du 12 décembre 2022. En outre, il ressort des pièces du dossier que son concubin, de nationalité congolaise (République démocratique du Congo) a fait l'objet, le 3 octobre 2023, d'une obligation de quitter le territoire français assortie d'une interdiction de retour en France d'une durée de deux ans. La requérante est également dépourvue d'attaches familiales en France, à l'exception de ses deux fils mineurs qui disposent, comme elle, de la nationalité angolaise. Si la requérante établit la scolarisation depuis mai 2017 de son fils âgé de onze ans, ni cette circonstance ni les attestations précitées ne permettent d'établir l'ancienneté, la stabilité et l'intensité de liens privés qu'elle aurait noués en France. Enfin, la décision contestée n'a ni pour objet ni pour effet de séparer les enfants de Mme A de leur mère, et rien ne fait obstacle à ce que la scolarisation de l'enfant né le 12 avril 2012 se poursuive en République démocratique du Congo ou en Angola, pays où la requérante a par ailleurs vécu jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans. Par suite, la requérante ne justifiant pas, en dépit d'une certaine insertion sociale, de circonstances exceptionnelles ou de motifs humanitaires au sens des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de cet article doit être écarté. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté pour les mêmes motifs.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
7. Eu égard aux motifs retenus au point 5 du présent jugement, la décision attaquée n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant une atteinte disproportionnée au regard des buts poursuivis et n'a, dès lors, pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Ce moyen ainsi que, pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle de Mme A, doit, dès lors, être écarté.
8. En quatrième et dernier lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
9. Ainsi qu'il a été exposé au point 5, il n'est pas démontré que la cellule familiale de la requérante et de son concubin, ce dernier ayant également fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, ne pourrait se reconstituer ailleurs qu'en France, notamment en Angola ou en République démocratique du Congo. Dans ces conditions, la décision en litige n'ayant ni pour objet ni pour effet de séparer d'une part, les deux enfants de Mme A de leur mère et d'autre part, l'enfant né en avril 2022 de son père, le préfet du Nord ne saurait être regardé comme ayant porté atteinte à l'intérêt supérieur de ces enfants en obligeant leur mère à quitter le territoire français. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit par suite être écarté.
10. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 25 septembre 2023 par laquelle le préfet du Nord lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point précédent que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour doit être écarté.
12. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux point 7, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
13. En troisième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
14. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 25 septembre 2023 par laquelle le préfet du Nord lui a fait obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés contre la décision portant octroi d'un délai de départ volontaire :
15. Il résulte de ce qui a été dit au point précédent que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
16. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 25 septembre 2023 par laquelle le préfet du Nord lui a accordé un délai de départ volontaire de trente jours.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés contre la décision fixant le pays de destination :
17. Il résulte de ce qui a été dit au point 14 que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
18. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 25 septembre 2023 par laquelle le préfet du Nord a fixé le pays de destination de sa mesure d'éloignement.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
19. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 14 que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
20. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de Mme A.
21. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux point 7, le moyens tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
22. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
23. En l'espèce, le préfet du Nord, qui a notamment pris en considération les conditions irrégulières du séjour de Mme A sur le territoire français et l'absence d'attache privée et familiale en France, hormis la présence de ses deux enfants mineurs et son concubin, dont le séjour est irrégulier, n'a pas méconnu les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile citées au point précédent ni commis d'erreur d'appréciation en prenant à son encontre une mesure d'interdiction de retour en France d'une durée d'un an.
24. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions à fin d'annulation de Mme A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, au préfet du Nord et à Me Dewaele.
Délibéré après l'audience du 15 mai 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Féménia, présidente,
- M. Bourgau, premier conseiller,
- M. Horn, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2024.
Le rapporteur,
Signé
J. HORNLa présidente,
Signé
J. FÉMÉNIA
La greffière,
Signé
S. DEREUMAUX
La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 2311291
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