LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2400370

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2400370

mardi 13 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2400370
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formationjuge unique (2)
Avocat requérantCABINET DE CAUMONT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A... épouse B... contestant des retraits de points et la décision 48 SI du 5 décembre 2023 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde nul. Le juge a déclaré irrecevables les conclusions relatives à six infractions dont les points avaient déjà été restitués avant l’introduction de la requête. Pour les sept infractions restantes, le tribunal a rejeté le moyen unique tiré du défaut d’information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, estimant que le paiement des amendes forfaitaires ou forfaitaires majorées établissait la réception des avis de contravention conformes. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête et un mémoire, enregistrés les 11 janvier 2024 et 15 avril 2024, Mme C... A... épouse B..., représentée par Me Sabatakakis, demande au tribunal :


1°) d’annuler les décisions de retraits de points afférentes aux infractions commises les 10 avril 2018, 15 mai 2018, 16 octobre 2018, 21 janvier 2019, 5 avril 2019, 15 décembre 2020, 30 juillet 2021, 12 septembre 2021, 2 octobre 2021, 22 mars 2022, 29 janvier 2023 à 12 h 02, 29 janvier 2023 à 12 h 22 et 14 novembre 2023 ;


2°) d’annuler la décision 48 SI du 5 décembre 2023 par laquelle le ministre de l’intérieur l’a informé de la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul ;


3°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de lui restituer les points illégalement retirés et de rétablir le capital de son permis de conduire dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;


4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Elle soutient qu’elle n’a pas reçu à l’occasion des différentes infractions contestées les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.



Par un mémoire en défense, enregistré le 29 février 2024, le ministre de l’intérieur conclut au rejet de la requête.


Il fait valoir que :

- les points retirés consécutivement aux infractions commises les 10 avril 2018, 5 avril 2019, 15 décembre 2020, 2 octobre 2021, 22 mars 2022 et 29 janvier 2023 à 12 h 22 ont été restitués à la requérante antérieurement à l’introduction de la requête, soit respectivement les 21 février 2019, 17 décembre 2019, 11 juillet 2021, 28 avril 2022, 13 décembre 2022 et 23 août 2023 ; par suite, les conclusions à fin d’annulation de ces décisions de retrait de points sont irrecevables ;

- les moyens soulevés ne sont pas fondés.

La clôture d’instruction a été fixée au 17 juin 2024 à 12 h 00 par une ordonnance du 15 avril 2024.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.


En application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, le président du tribunal a désigné M. Fabre pour statuer sur les litiges visés audit article.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Sur sa proposition, le rapporteur public a été dispensé de prononcer ses conclusions à l’audience en application de l’article R. 732-1-1 du code de justice administrative par le président de la formation de jugement.

A été entendu au cours de l’audience publique du 16 décembre 2025 le rapport de M. Fabre, président-rapporteur.


Considérant ce qui suit :


1. Mme C... A... épouse B..., née le 3 août 1961 à Ixelles (Belgique), a commis une série d’infractions au code de la route, répertoriées au relevé d’information intégral. Elle a fait l’objet de décisions de retraits de points à la suite d’infractions commises les 10 avril 2018, 15 mai 2018, 16 octobre 2018, 21 janvier 2019, 5 avril 2019, 15 décembre 2020, 30 juillet 2021, 12 septembre 2021, 2 octobre 2021, 22 mars 2022, 29 janvier 2023 à 12 h 02, 29 janvier 2023 à 12 h 22 et 14 novembre 2023. Par une décision 48 SI du 5 décembre 2023, le ministre de l’intérieur l’a informée de la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Par la requête dont le tribunal est saisi, Mme A... épouse B... demande au tribunal d’annuler ces différentes décisions.


Sur la recevabilité :


2. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du relevé d’information intégral produit en défense, que les points retirés consécutivement aux infractions commises les 10 avril 2018, 5 avril 2019, 15 décembre 2020, 2 octobre 2021, 22 mars 2022 et 29 janvier 2023 à 12 h 22 ont été restitués à la requérante antérieurement à l’introduction de la requête, soit respectivement les 21 février 2019, 17 décembre 2019, 11 juillet 2021, 28 avril 2022, 13 décembre 2022 et 23 août 2023. Par suite, les conclusions à fin d’annulation de ces décisions de retrait de points sont irrecevables.


Sur le surplus des conclusions à fin d’annulation :


3. Restent donc en litige les décisions de retraits de points afférentes aux infractions commises les 15 mai 2018, 16 octobre 2018, 21 janvier 2019, 30 juillet 2021, 12 septembre 2021, 29 janvier 2023 à 12 h 02 et 14 novembre 2023.


4. En premier lieu, en ce qui concerne les infractions commises les 15 mai 2018, 12 septembre 2021, 29 janvier 2023 à 12 h 02 et 14 novembre 2023, il ressort des mentions figurant au relevé d’information intégral que, pour lesdites infractions, constatées par radar automatique, la requérante s’est acquittée du paiement de l’amende forfaitaire. Elle a ainsi nécessairement reçu des avis de contravention comportant les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de le route, dont elle n’établit pas qu’ils étaient inexacts ou incomplets.


5. En deuxième lieu, en ce qui concerne l’infraction commise le 30 juillet 2021, il ressort de son relevé d’information intégral que, pour ladite infraction, constatée par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique sécurisé, la requérante s’est acquittée du paiement de l’amende forfaitaire. Elle a ainsi nécessairement reçu un avis de contravention comportant les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de le route, dont elle n’établit pas qu’il était inexact ou incomplet.


6. En troisième et dernier lieu, en ce qui concerne les infractions commises les 16 octobre 2018 et 21 janvier 2019, il ressort des attestations de paiement émises par le trésorier du CNT-CSA que la requérante s’est acquittée du paiement des amendes forfaitaires majorées. Elle a ainsi nécessairement reçu des avis d’amende forfaitaire majorée, comportant les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de le route, dont elle n’établit pas qu’ils étaient inexacts ou incomplets.


7. Il résulte de ce qui précède que le surplus des conclusions à fin d’annulation doit être rejeté.


8. Il résulte de l’ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation présentées par la requérante doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d’injonction et les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.





D E C I D E :


Article 1er : La requête de Mme A... épouse B... est rejetée.







Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C... A... épouse B... et au ministre de l’intérieur.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 janvier 2026.


Le magistrat désigné,

Signé

X. FABRE


Le greffier,

Signé

A. DEWIERE
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.



Pour expédition conforme,
Le greffier,


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions