jeudi 3 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2401570 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | COLSON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des pièces et un mémoire, enregistrés le 13 février 2024, le 5 mars 2024, et le 19 avril 2024, l'association " collectif citoyen Mer et Terres d'Opale " demande au tribunal d'annuler les délibérations du conseil municipal du Touquet, prises les 28 juin 2023 et 9 octobre 2023, concernant la vente d'un terrain à la société Villogia.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 mars 2024, la commune du Touquet-Paris-Plage, représentée par Me Colson, demande au tribunal de constater le non-lieu à statuer s'agissant de la délibération n°2023-04-32 du 28 juin 2023, de rejeter le surplus des conclusions de la requête et de mettre à la charge de l'association requérante la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Sur la recevabilité de la requête :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / () ". Par ailleurs, aux termes de l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. / () ".
2. D'une part, par une délibération n° 2023-04-32 du 28 juin 2023, le conseil municipal de la commune du Touquet-Paris-Plage a approuvé la vente à la société Vilogia d'un terrain sis boulevard de la Canche, faisant partie du parking des Saules. Par une délibération n° 2023-05-14 du 9 octobre 2023, le conseil municipal de ladite commune a retiré cette délibération. Par suite, la délibération contestée du 28 juin 2023 a été retirée avant même l'introduction de la requête. Les conclusions dirigées contre la délibération du 28 juin 2023 sont par suite irrecevables.
3. D'autre part, en dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par courrier du 16 février 2024, dont elle a accusé réception le 21 février 2024, l'association requérante n'a pas produit la délibération du 9 octobre 2023 dont elle demande l'annulation et il ne peut s'agir de la délibération produite en défense qui se borne à retirer celle du 28 juin 2023. Il en résulte que les conclusions dirigées contre cette délibération, non produite, du 9 octobre 2023, sont irrecevables.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête sont irrecevables.
Sur les frais d'instance :
5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'association " collectif citoyen Mer et Terres d'Opale " la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la commune défenderesse et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de l'association " collectif citoyen Mer et Terres d'Opale " est rejetée.
Article 2 : L'association " collectif citoyen Mer et Terres d'Opale " versera à la commune du Touquet-Paris-Plage la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association " collectif citoyen Mer et Terres d'Opale " et à la commune du Touquet-Paris-Plage.
Fait à Lille, le 3 octobre 2024
Le président de la 2ème chambre,
Signé
X. FABRE
La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604347
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de M. A..., ressortissant béninois, contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Concernant l'obligation de quitter le territoire, le juge a jugé les conclusions irrecevables en raison de l'existence d'une procédure spéciale de recours suspensif prévue à l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sur le refus de séjour, la condition d'urgence n'étant pas contestée, le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment le défaut d'examen particulier et la méconnaissance de l'article L. 422-1 du même code, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604358
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de rupture de contrat de Mme B... prise par le maire de Léognan. Le juge a relevé que la requérante n'avait pas introduit de requête distincte en annulation, rendant ses conclusions à fin de suspension manifestement irrecevables. Par ailleurs, il a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, l'agent en période d'essai ne bénéficiant pas d'un droit à la poursuite de son contrat et son absence non justifiée à l'entretien préalable ne permettant pas de retenir un préjudice grave et immédiat.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602937
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur du 26 mars 2026 informant M. A... de la perte de validité de son permis de conduire. La requête a été jugée irrecevable car M. A... n’avait pas déposé de recours en annulation parallèle, condition prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative. À titre subsidiaire, le juge a estimé que le moyen tiré de ce que les infractions auraient été commises par son fils n’était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, la réalité des infractions étant établie par le paiement des amendes forfaitaires conformément à l’article L. 223-1 du code de la route.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2604046
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... qui sollicitait la suspension de saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement de taxes foncières. La requérante invoquait l'urgence en raison de sa faible pension de retraite et un doute sérieux sur la légalité des saisies, notamment pour non-exigibilité d'une partie de la créance. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour Mme B... de justifier de conséquences graves liées à l'exécution des saisies. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026