mercredi 2 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2402091 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | VERGNOLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 27 février 2024 et le 8 avril 2024, M. B A, représenté par Me Vergnole, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 5 septembre 2023 par lequel le sous-préfet de Dunkerque a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour mention " salarié " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement ;
4°) à défaut, d'enjoindre au préfet du Nord de procéder à un nouvel examen de sa demande de titre de séjour ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Me Vergnole, son avocate, au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la requête est recevable ;
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision portant l'obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Sur la décision fixant le pays de destination :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 mars 2024, le préfet du Nord, représenté par Me Rannou, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable pour tardiveté ;
- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 6 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Cotte ;
- les observations de Me Normand, substituant Me Vergnole, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, né le 8 décembre 1990 à Conakry (Guinée), de nationalité guinéenne, déclare être entré en France le 26 avril 2022. Il a déposé une demande d'asile qui a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 26 septembre 2022. La Cour nationale du droit d'asile a confirmé cette décision par une décision du 2 mai 2023. Le 17 janvier 2023, l'intéressé a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sans préciser le motif, mais cette demande a été examinée au titre de ses liens personnels et familiaux en France ainsi que pour des raisons professionnelles. Par une décision en date du 5 septembre 2023, le préfet du Nord a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire avec un délai de départ volontaire et a fixé le pays de destination. Par la présente requête, M. A demande l'annulation des décisions précitées.
Sur les moyens communs aux décisions attaquées :
2. L'arrêté litigieux, qui n'avait pas à indiquer de manière exhaustive l'ensemble des éléments relatifs à la situation de l'intéressé, mentionne avec suffisamment de précision les circonstances de fait et de droit sur lesquelles il se fonde. Il cite ainsi les dispositions des articles L. 421-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sur le fondement desquelles le sous-préfet a apprécié la demande de l'intéressé. Puis il vise les articles L. 611-3, L. 612-1, L. 721-4 et L. 612-12 de ce code concernant respectivement les décisions portant obligation de quitter le territoire français, octroi d'un délai de départ volontaire et fixation du pays de destination. Par ailleurs, l'arrêté fait état des conditions d'entrée de l'intéressé sur le territoire français, de son parcours professionnel et social, de ses attaches en Guinée et en France, ainsi que de la circonstance qu'il n'établit pas être actuellement et personnellement exposé à des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Si M. A relève que l'arrêté ne mentionne pas l'état de grossesse de sa compagne, il ne ressort d'aucune pièce du dossier, et notamment pas de sa demande, qu'il aurait informé le préfet de cet état de fait. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation des différentes décisions contenues dans l'arrêté doit être écarté.
3. Il ressort des motifs de la décision et des pièces du dossier que, contrairement à ce qu'il est soutenu, le préfet a procédé à un examen particulier de la demande de M. A. Il ne peut lui être reproché de ne pas avoir pris en compte l'état de grossesse de la compagne de M. A, dès lors qu'ainsi qu'il a été dit au point précédent, il n'est pas démontré que cette information avait été portée à sa connaissance.
Sur la décision portant refus du titre de séjour :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
5. M. A était présent en France depuis moins d'un an et demi à la date de la décision attaquée, présence justifiée par l'examen de sa demande d'asile. Il soutient qu'il a rencontré sur le territoire national une compatriote, titulaire d'une carte de résident de dix ans, avec laquelle il va avoir un enfant. Si cet enfant est né le 20 janvier 2024, postérieurement à la décision attaquée, il ressort des pièces du dossier que le couple ne vit pas ensemble, et la circonstance que M. A a exposé quelques dépenses pour un enfant à naître n'est pas suffisante pour caractériser des attaches familiales fortes sur le territoire. Il ne dispose d'aucune autre attache familiale en France hormis une sœur, alors qu'il ressort des pièces du dossier qu'il n'est pas isolé en Guinée, pays dans lequel il a vécu jusqu'à l'âge de 32 ans et où résident sa mère et ses trois sœurs. Bien qu'il soit inscrit dans une formation par alternance de niveau bac + 2 depuis le 31 octobre 2022 et qu'il a effectué du bénévolat une fois par semaine pendant six mois pour la plateforme Solidarité séniors, ces éléments sont insuffisants pour regarder la décision de refus de séjour comme portant une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. En refusant de lui délivrer un titre de séjour, le sous-préfet de Dunkerque n'a donc pas méconnu les stipulations et dispositions citées au point 4.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail. / Par dérogation aux dispositions de l'article L. 433-1, elle est prolongée d'un an si l'étranger se trouve involontairement privé d'emploi. Lors du renouvellement suivant, s'il est toujours privé d'emploi, il est statué sur son droit au séjour pour une durée équivalente à celle des droits qu'il a acquis à l'allocation d'assurance mentionnée à l'article L. 5422-1 du code du travail. ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. A n'était pas titulaire du visa requis par l'article L. 5221-2 du Code du travail pour l'obtention d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le sous-préfet de Dunkerque a pu légalement refuser de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 421-1 du code précité.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". Lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à un titre de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation de l'intéressé. Il en résulte qu'un étranger ne peut pas utilement invoquer le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées à l'encontre d'un refus opposé à une demande de titre de séjour qui n'a pas été présentée sur ce fondement.
9. Il ressort des pièces du dossier que M. A n'a pas demandé son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'autorité préfectorale n'a pas examiné d'office ce fondement de délivrance de titre de séjour. Par conséquent, M. A ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance de ces dispositions. Au surplus, eu égard à sa durée de présence sur le territoire français, à ses conditions de séjour et à ce qui a été dit auparavant sur ses attaches sur le territoire, la seule circonstance qu'il bénéficie d'une promesse d'embauche n'est pas suffisant pour regarder l'intéressé comme présentant des motifs exceptionnels devant conduire à une régularisation exceptionnelle.
10. En quatrième lieu, aux termes des stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institution publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces dernières stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
11. A la date de la décision attaquée, l'enfant que M. A a reconnu par anticipation le 5 juillet 2023 n'était pas né. Par suite, M. A ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des stipulations précitées.
12. En cinquième lieu, au vu des éléments factuels rappelés aux points précédents, il ne ressort pas des pièces du dossier que le sous-préfet, en refusant de délivrer à M. A un titre de séjour, aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant refus de titre de séjour n'est pas illégale. Dès lors, le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, en conséquence de celle de la décision portant refus de titre de séjour, doit être écarté.
14. En deuxième lieu, au vu des éléments factuels énoncés plus haut, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
15. En troisième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point 11.
Sur la décision fixant le pays de destination :
16. Il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas illégale. Par conséquent, le moyen tiré de l'illégalité de la décision fixant le pays de destination, en conséquence de la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté. En outre, il y a également lieu d'écarter les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant pour les mêmes motifs que précédemment.
17. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 5 septembre 2023. Sa requête doit donc être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles à fin d'injonction et celles relatives aux frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Vergnole et au préfet du Nord.
Copie pour information sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 11 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Cotte, président,
M. Fougères, premier conseiller,
M. Goujon, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 octobre 2024.
Le président-rapporteur,
signé
O. Cotte
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
signé
V. Fougères
La greffière,
signé
J. Vandewyngaerde
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026