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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2402181

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2402181

vendredi 11 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2402181
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, qui contestait un permis de construire modificatif délivré par le maire de Saint Amand-Les-Eaux. La requérante invoquait des atteintes à son intimité, à sa qualité de vie et à la valeur de son bien, mais ces moyens ont été jugés inopérants. En application de l'article A 424-8 du code de l'urbanisme, le permis de construire ne vérifie que la conformité aux règles d'urbanisme, et non le respect des droits de propriété ou des règles de droit privé. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, ne comportant que des moyens inopérants.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 février 2024, Mme B A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 22 juillet 2022 par lequel le maire de Saint Amand-Les-Eaux a délivré un permis de construire modificatif (PC05952618E0022M01) à M. C, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux en date du 21 septembre 2022, ainsi que la réparation des préjudices subis.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative :

" Les présidents de () formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".

2. Aux termes du dernier alinéa de l'article A 424-8 du code de l'urbanisme : " Le permis est délivré sous réserve du droit des tiers : il vérifie la conformité du projet aux règles et servitudes d'urbanisme. Il ne vérifie pas si le projet respecte les autres réglementations et les règles de droit privé. Toute personne s'estimant lésée par la méconnaissance du droit de propriété ou d'autres dispositions de droit privé peut donc faire valoir ses droits en saisissant les tribunaux civils, même si le permis respecte les règles d'urbanisme. ".

3. En l'espèce, Mme A conteste l'arrêté du 22 juillet 2022 par lequel le maire de Saint Amand-Les-Eaux a délivré un permis de construire modificatif (PC05952618E0022M01) à M. C. A l'appui de sa requête, l'intéressée se borne toutefois à faire valoir que la construction litigieuse n'est pas conforme aux prescriptions de l'arrêté délivrant le permis de construire initial, qu'elle occasionne une atteinte à son intimité, dégrade sa qualité de vie et déprécie la valeur de son logement. Toutefois, il résulte des dispositions précitées au point 2 de la présente ordonnance que les autorisations d'urbanisme ont pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux qu'elles autorisent avec la législation et la réglementation d'urbanisme et sont accordées sous réserve des droits des tiers.

Dans ces conditions, les moyens soulevés par la requérante sont inopérants.

4. Par suite, la requête de Mme A ne comportant que des moyens inopérants, il y a lieu de la rejeter en application des dispositions du 7° de l'article R.222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Lille, le 11 octobre 2024.

La présidente de la 5ème chambre,

Signé

J. FÉMÉNIA

La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière

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