jeudi 3 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2402653 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | FERRAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 14 mars et le 15 juillet 2024,
Mme J G I, représentée par Me Ferrand, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 mars 2023 par lequel le préfet du Nord lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour ou à défaut de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation dans le délai de quinze jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 800 euros à verser à son conseil au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de sa renonciation au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relatives aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juin 2024, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens soulevés par Mme G I ne sont pas fondés.
Mme G I a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 mai 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et son décret d'application n° 2020-1717 du
28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Féménia a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme G I, ressortissante bissau-guinéenne née le 26 septembre 1972 à Boké (Guinée), est entrée sur le territoire français le 23 mars 2017 munie d'un passeport guinéen revêtu d'un visa Schengen de court séjour de type " C ", délivré par les autorités portugaises. L'intéressée a fait l'objet d'un arrêté portant transfert aux autorités portugaises le 17 janvier 2018, confirmé par un jugement du tribunal du 25 janvier 2018. Par une décision du 27 août 2020, l'office français de protection des réfugiés et des apatrides a rejeté sa demande du 30 août 2018 tendant à son admission au séjour au titre de l'asile, décision confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 12 juillet 2021. Mme G I a sollicité le 11 avril 2022 son admission exceptionnelle au séjour tendant à la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", à titre principal en qualité de " parent d'enfant scolarisé " ou à titre subsidiaire eu égard à ses liens privés et familiaux en France. Par arrêté du 16 mars 2023 dont elle sollicite l'annulation, le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, par un arrêté du 15 février 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs n°042 le même jour, le préfet du Nord a donné délégation à
Mme A D, cheffe du bureau, à l'effet de signer notamment les décisions relatives au refus de délivrance des titres de séjour, les obligations de quitter le territoire français, les décisions fixant les délais de départ volontaire et celles fixant les pays de destination. Par ce même arrêté, le préfet du Nord a, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme D, donné délégation de signature à M. B E, adjoint à la cheffe du bureau du contentieux et du droit des étrangers de la direction de l'immigration et de l'intégration. Contrairement à ce qui est soutenu, il résulte des termes de cet arrêté que la délégation accordée à M. E, signataire de la décision attaquée, est limitée à la signature des décisions pour lesquelles Mme D a
elle-même reçu délégation, de sorte qu'elle ne saurait être considérée comme trop générale.
Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou
" vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. (). ". En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de ces dispositions par un étranger, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention
" vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Il appartient seulement au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation qu'elle a portée sur l'un ou l'autre de ces points.
4. En l'espèce, pour justifier son refus d'admettre Mme G I au bénéfice de l'admission exceptionnelle au séjour sollicitée au titre de sa qualité de " parent d'enfant scolarisé ", le préfet du Nord s'est fondé sur l'entrée récente de la requérante en France, sur la circonstance que la scolarisation de ses enfants, tous de nationalité guinéenne et respectivement nés en 2004, 2007, 2010 et 2011, ne constituait pas un motif suffisant d'admission exceptionnelle au séjour, notamment dès lors qu'ils pourraient la suivre en Guinée ainsi que sur l'absence de relation étroite entretenue avec sa famille présente sur le territoire français. Il ressort des pièces du dossier que si les enfants de la requérante, arrivés en France en 2015, 2016 et 2018, y sont respectivement scolarisés depuis cinq, six, sept et huit ans à la date de la décision attaquée, rien ne fait obstacle à ce qu'ils puissent poursuivre leur scolarité en Guinée-Bissau, pays dont ils possèdent tous la nationalité. En outre, si la requérante, arrivée en France en 2017 et hébergée par sa mère titulaire d'une carte de résident de dix ans, se prévaut de la présence de ses deux frères, dont l'un possède la nationalité française et de ses deux sœurs, elle n'établit toutefois pas entretenir avec ces derniers des relations d'une particulière intensité. Par ailleurs, les pièces qu'elle produit et notamment le certificat médical attestant qu'elle accompagne sa mère dans ses déplacements médicaux, postérieur à la décision attaquée, ne saurait caractériser l'existence de motifs exceptionnels d'autant qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que ses frères et sœurs seraient dans l'incapacité d'assurer cet accompagnement. Dans ces conditions, le préfet du Nord, en refusant d'admettre la requérante au bénéfice de l'admission exceptionnelle au séjour et de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", n'a pas méconnu les dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui " ;
6. En l'espèce, il résulte de ce qui a été dit au point 4 du présent jugement que la requérante ne saurait se prévaloir, sur le territoire français, de liens privés et familiaux d'une particulière intensité à l'exception de ceux existants avec sa mère qui l'héberge depuis son arrivée. En outre, si la requérante soutient qu'elle est dépourvue d'attaches familiales en Guinée-Bissau, pays dont elle a la nationalité, elle ne l'établit pas et il ressort des pièces du dossier que rien ne s'oppose à ce que la cellule familiale se reconstitue sur place, ses enfants ayant la même nationalité et pouvant y poursuivre leur scolarité. Par ailleurs, Mme G I n'établit pas qu'elle ne pourrait se réinsérer socialement et professionnellement dans son pays d'origine, où elle a vécu jusqu'à l'âge de 37 ans. Dans ces conditions, le préfet du Nord n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris la décision attaquée. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés. Il en va de même, et pour les mêmes motifs, du moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences sur sa situation.
7. En quatrième lieu, aux termes des stipulations de l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant " Dans toutes les décisions concernant les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
8. En l'espèce, la décision attaquée n'ayant pas pour effet de séparer Mme G I de ses enfants et n'affectant pas de manière certaine et directe la situation de ces derniers, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
9. Il résulte de ce qui précède que Mme G I n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision par laquelle le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de laquelle la décision portant obligation de quitter le territoire français a été prise n'est pas, ainsi que cela a été exposé plus haut, entachée d'illégalité. Le moyen tiré, par la voie de l'exception, d'une telle illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.
11. En deuxième lieu, et pour les mêmes motifs que ceux figurant aux points 4 et 6 du présent jugement, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Il en va de même et pour les mêmes motifs du moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation.
12. En troisième lieu, ainsi qu'il a été exposé aux points 4 et 6 du présent jugement, il n'est pas démontré que la cellule familiale de la requérante, qui soutient par ailleurs ne pas avoir de nouvelles du père de ses enfants, ne pourrait se reconstituer en Guinée-Bissau, pays dont l'ensemble de ses enfants ont, comme leur mère, la nationalité. Dans ces conditions, le préfet du Nord ne saurait être regardé comme ayant porté atteinte à l'intérêt supérieur de ces enfants en obligeant leur mère à quitter le territoire français. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit par suite être écarté.
13. Il résulte de ce qui précède que Mme G I n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision par laquelle le préfet du Nord lui a fait obligation de quitter le territoire.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
14. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français sur le fondement de laquelle la décision fixant le pays de destination a été prise n'est pas, ainsi que cela a été exposé plus haut, entachée d'illégalité. Le moyen tiré, par la voie de l'exception, d'une telle illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.
15. En second lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".
16. En l'espèce, il ressort des termes de la décision litigieuse que la requérante pourra, à l'issue d'un délai de départ volontaire de trente jours, être éloignée à destination du pays dont elle a la nationalité ou à destination du pays qui lui a délivré un document de voyage en cours de validité ou à destination d'un autre pays dans lequel elle établit être légalement admissible.
Dans ces conditions, l'intéressée ne saurait soutenir que la décision lui fait obligation d'être éloignée à destination d'un autre pays où elle serait légalement admissible sans son accord.
Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance en ce sens des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile manque en fait et doit dès lors être écarté.
17. Il résulte de ce qui précède que Mme G I n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision par laquelle le préfet du Nord a fixé le pays de destination.
18. Il résulte de tout ce qui précède que Mme G I n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 16 mars 2023 par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par suite, ses conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées, ainsi que par voie de conséquence ses conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme de I est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme J G I et au préfet du Nord.
Délibéré après l'audience du 13 mars 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Féménia, présidente-rapporteure,
Mme C, première-conseillère,
Mme H, première-conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 avril 2025.
La présidente-rapporteure,
J. Féménia
L'assesseure la plus ancienne dans l'ordre du tableau,
F. CLa greffière,
M. F
La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026