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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2403133

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2403133

vendredi 26 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2403133
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 mars 2024, M. B A, représenté par Me Robilliart, demande au juge des référés :

1°) statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 19 décembre 2023 par laquelle le directeur régional de l'environnement, de l'aménagement et du logement des Hauts-de-France a prolongé son congé de longue maladie pour une durée de six mois ;

2°) d'enjoindre au directeur régional de l'environnement, de l'aménagement et du logement des Hauts-de-France de réexaminer sa situation dans le délai de 30 jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui maintenir l'intégralité de son traitement à compter du 1er janvier 2024 jusqu'à ce qu'il ait été procédé à ce réexamen ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 avril 2024, le préfet de la région Hauts-de-France conclut au rejet de la requête.

Vu :

- la copie de la requête à fin d'annulation de la décision attaquée ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n°65-382 du 21 mai 1965 ;

- le décret n°72-154 du 24 février 1972 ;

- l'arrêté du 27 août 1974 fixant les modalités d'application du décret n° 72-154 du 24 février 1972 relatif aux congés en cas de maladie, de maternité et d'accidents du travail dont peuvent bénéficier certains personnels ouvriers de l'État mensualisés, affiliés à un régime spécial de retraite ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Robbe, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 11 avril 2024 à 10h30, en présence de M. Deraoui, greffier, M. Robbe, juge des référés, a lu son rapport et entendu :

- Me Robilliart, représentant M. A ;

- et Mme C, représentant le préfet de la région Hauts-de-France.

Les parties ont été informées au cours de l'audience que la clôture de l'instruction était différée d'abord jusqu'au 15 avril 2024 à 16h00 puis, par une lettre du 6 mai 2024, jusqu'au 7 mai 2024 à 16h00.

Par deux nouveaux mémoires, enregistrés les 12 avril et 7 mai 2024, le préfet de la région Hauts-de-France maintient ses conclusions.

Par un nouveau mémoire, enregistré le 30 avril 2024, M. A, représenté par Me Robilliart, maintient ses conclusions.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ouvrier des parcs et ateliers affecté au service de sécurité des transports et des véhicules (SSTV) de la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) des Hauts-de-France, a été placé en congé de longue maladie, à plein traitement pour la période allant du 1er juillet 2023 au 31 décembre 2023, par une décision du 30 juin 2023 du directeur régional de l'environnement, de l'aménagement et du logement des Hauts-de-France, confirmée par un arrêté du 18 décembre 2023 du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, puis à demi-traitement pour la période allant du 1er janvier 2024 au 30 juin 2024, par une décision du 19 décembre 2023 du même directeur, confirmée par un arrêté du 4 mars 2024 du même ministre. M. A demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre les décisions le plaçant en congé de longue maladie à demi-traitement pour la période allant du 1er janvier 2024 au 30 juin 2024.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

3. Il résulte de l'instruction qu'à la date de la présente ordonnance, les décisions en litige, plaçant M. A en congé de longue maladie à demi-traitement pour la période allant du 1er janvier 2024 au 30 juin 2024, ont entièrement été exécutées. Les conclusions tendant à la suspension de l'exécution de ces décisions sont, dans ces conditions, devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme réclamée par M. A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. A présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Une copie en sera adressée pour information au préfet de la région Hauts-de-France ainsi qu'au directeur régional de l'environnement, de l'aménagement et du logement des Hauts-de-France.

Fait à Lille, le 26 juillet 2024.

Le juge des référés,

signé

J. ROBBE

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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