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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2403580

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2403580

mardi 15 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2403580
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, un ressortissant gabonais, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par une autorité compétente et suffisamment motivé au regard des textes applicables, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, un mémoire et des pièces, enregistrés les 8 avril 2024, 15 avril 2024 et 21 mai 2024, M. F C, représenté par Me Lhoni, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 12 mars 2024 par lequel le préfet du Nord a refusé de renouveler son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :

- il n'est pas établi que l'arrêté contesté ait été signé par une personne qui était compétente pour ce faire ;

- il est insuffisamment motivé ;

En ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement d'un titre de séjour :

- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;

- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- il excipe, à l'encontre de cette décision, de l'illégalité de la décision portant refus de renouvellement d'un titre de séjour ;

- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision octroyant un délai de départ volontaire :

- il excipe, à l'encontre de cette décision, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- il excipe, à l'encontre de cette décision, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- il excipe, à l'encontre de cette décision, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 avril 2024, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.

La clôture de l'instruction a été fixée au 10 juin 2024 à 12 heures 00 par une ordonnance du 8 avril 2024.

Des pièces produites pour M. C ont été enregistrées le 9 septembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République gabonaise relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Paris le 2 décembre 1992 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Lemée,

- et les observations de Me Lhoni représentant M. C.

Considérant ce qui suit :

1. M. F C, né le 19 juillet 1997 à Libreville (Gabon), de nationalité gabonaise, est entré en France le 21 octobre 2021 sous couvert d'un visa de type D portant la mention " étudiant " valable du 13 octobre 2021 au 13 octobre 2022. Il a ensuite bénéficié d'un titre de séjour portant la mention " étudiant " valable du 14 octobre 2022 au 14 octobre 2023. Le 15 septembre 2023, il a sollicité du préfet du Nord le renouvellement de son titre de séjour. Par un arrêté du 12 mars 2024, dont il demande l'annulation, le préfet du Nord a refusé de renouveler son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :

2. En premier lieu, par un arrêté du 5 mars 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de l'Etat dans le département n° 2024-097 du même jour, le préfet du Nord a donné délégation à Mme B A, cheffe de section des mesures individuelles et du contentieux, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme D, cheffe du bureau du contentieux et du droit des étrangers, et de M. E, adjoint à la cheffe du bureau du contentieux et du droit des étrangers, à l'effet de signer, notamment, les décisions relatives au refus de renouvellement d'un titre de séjour, celles portant obligation de quitter le territoire français, celles relatives au délai de départ volontaire, celles fixant le pays à destination duquel un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement doit être éloigné et celle portant interdiction de retour sur le territoire français. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme D et M. E n'auraient pas été absents ou empêchés le 12 mars 2024. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions attaquées manque en fait et doit être écarté.

3. En second lieu, l'arrêté contesté cite et vise les stipulations et les dispositions dont il fait application, en particulier les articles 9 et 12 de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992 relative à la circulation et au séjour des personnes et les articles L. 422-1, L. 611-1, L. 612-1, L. 612-8, L. 612-10, L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelle les conditions d'entrée et de séjour de M. C et sa situation familiale, précise qu'il ne justifie d'aucune progression dans ses études et qu'il ne peut prétendre au renouvellement de son titre de séjour en qualité d'étudiant, indique qu'il ne justifie pas se trouver dans l'un des cas dans lesquels un étranger ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français et qu'il n'allègue, ni n'établit que sa vie ou sa liberté sont menacées dans son pays d'origine ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et, enfin, fait état des éléments de fait justifiant, selon le préfet, qu'une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an soit prise à l'encontre de l'intéressé. Cet arrêté, qui comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde, est ainsi suffisamment motivé. Par suite, le moyen doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement d'un titre de séjour :

4. En premier lieu, aux termes de l'article 9 de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992 relative à la circulation et au séjour des personnes : " Les ressortissants de chacune des parties contractantes désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation de niveau supérieur sur le territoire de l'autre doivent, outre le visa de long séjour prévu à l'article 4, justifier d'une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement où s'effectue le stage, ainsi que, dans tous les cas, de moyens d'existence suffisants () ". Aux termes de l'article 12 de la même convention : " Les dispositions de la présente convention ne font pas obstacle à l'application des législations respectives des deux parties contractantes sur l'entrée et le séjour des étrangers sur tous les points non traités par la convention ".

5. Pour l'application de ces stipulations, il appartient à l'autorité administrative, saisie d'une demande de renouvellement d'une carte de séjour présentée en qualité d'étudiant, d'apprécier, sous le contrôle du juge, la réalité et le sérieux des études effectivement poursuivies, en tenant compte de l'assiduité, de la progression et de la cohérence du cursus suivi.

6. Il ressort des pièces du dossier que M. C s'est inscrit en première année de licence mention " anglais espagnol appliqués aux affaires " à l'université de Lille pour l'année universitaire 2021-2022. Il a obtenu les moyennes de 3,749 au premier semestre et 3,372 au second semestre lors de la première session, soit une moyenne de 3,561 pour l'année, puis, lors de la seconde session, la moyenne de 5,417 au premier semestre et a été déclaré défaillant au second semestre. Lors de l'année universitaire 2022-2023, il a été déclaré défaillant dès la première session. Au titre de l'année universitaire 2023-2024, il s'est inscrit en première année de brevet de technicien supérieur (BTS) mention " management commercial opérationnel ", formation au cours de laquelle il a conclu un contrat d'apprentissage auprès d'une chaîne de restauration rapide comme " shift leader " et a obtenu la moyenne de 10,96 au premier semestre. Pour expliquer ces résultats, le requérant se prévaut des décès de son père le 1er mai 2020, de son oncle le 6 novembre 2021 et de sa sœur le 3 mars 2023. Il fait par ailleurs état du suivi avec une psychologue clinicienne dont il bénéficie. Toutefois, de par les éléments qu'il produit, il ne justifie pas de l'incidence réelle de ces événements sur ses études, alors qu'il ne justifie que d'une seule consultation auprès d'une psychologue le 2 avril 2024, soit postérieurement à la décision contestée. En outre, si M. C produit plusieurs attestations indiquant qu'il est assidu et impliqué lors de sa formation actuelle en BTS, toutefois, il n'établit pas avoir suivi ses deux années universitaires avec la même régularité et les résultats obtenus au premier semestre sont faibles dans plusieurs matières, notamment en animation et dynamisation de l'offre commerciale (8), en gestion opérationnelle (6,25) et en anglais (7,75), alors qu'il était auparavant inscrit, pendant deux années, en première année de licence mention " anglais espagnol appliqués aux affaires ". Par ailleurs, le préfet n'avait pas à inviter M. C à présenter des observations sur les raisons de ses deux échecs universitaires. Dès lors, le préfet du Nord pouvait, sans entacher sa décision d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation, considérer que M. C ne justifie pas du caractère réel et sérieux de ses études. Par suite, le moyen doit être écarté en ses deux branches.

7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

8. En l'espèce, M. C, né le 19 juillet 1997 à Libreville (Gabon), de nationalité gabonaise, est entré régulièrement en France le 21 octobre 2021. Il a ensuite bénéficié d'un titre de séjour portant la mention " étudiant " valable du 14 octobre 2022 au 14 octobre 2023. Il est célibataire et sans enfant. S'il se prévaut de la présence en France de sa sœur, toutefois, il n'établit ni le caractère régulier de sa présence, alors qu'elle a fait l'objet le 23 mai 2023 d'un arrêté portant refus de délivrance d'un titre de séjour, obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an qu'elle n'a pas contesté, ni la réalité ou l'intensité des liens qu'il entretiendrait avec elle. En outre, s'il est actuellement apprenti comme " shift leader " auprès d'une chaîne de restauration rapide dans le cadre de sa première année de BTS mention " management commercial opérationnel ", un tel emploi ne peut être regardé comme justifiant d'une insertion sociale ou professionnelle particulière. Enfin, il n'établit pas être dénué de tout lien au Gabon où il a résidé jusqu'à l'âge de 24 ans et où vit sa mère. Dans ces conditions, la décision en litige n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit du requérant de mener une vie privée et familiale normale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

9. En troisième et dernier lieu, il ressort de la décision attaquée que le préfet s'est livré à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de M. C. Par suite, le moyen doit être écarté.

10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de renouvellement d'un titre de séjour doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant refus de renouvellement d'un titre de séjour doit être écarté.

12. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 6 du présent jugement, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

13. En troisième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 8 du présent jugement, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision octroyant un délai de départ volontaire :

15. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

16. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. () ".

17. Le préfet du Nord a accordé à M. C le délai de départ volontaire de droit commun de trente jours. Si l'intéressé se prévaut de sa scolarité en cours, toutefois, une telle circonstance n'est pas de nature à justifier l'octroi d'un délai de départ volontaire supérieur. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions citées au point précédent ne peut qu'être écarté.

18. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision octroyant un délai de départ volontaire doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

19. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

20. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision fixant le pays de destination doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

21. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

22. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".

23. Il ressort des pièces du dossier que M. C est entré en France le 21 octobre 2021 et qu'il n'a pas de liens particuliers sur le territoire français. Par suite, alors même que la présence de M. C sur le territoire français ne représenterait pas une menace pour l'ordre public et qu'il n'a pas précédemment fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, le préfet du Nord a pu, sans entacher sa décision d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation, lui interdire le retour sur le territoire national pendant une durée d'un an.

24. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doit être écarté.

25. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent l'être également.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F C et au préfet du Nord.

Copie en sera transmise pour information au ministre de l'intérieur.

Délibéré après l'audience du 24 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Fabre, président,

Mme Monteil, première conseillère,

M. Lemée, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 octobre 2024.

Le rapporteur,

Signé

M. LEMÉE

Le président,

Signé

X. FABRE

Le greffier,

Signé

A. DEWIÈRE

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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