Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un permis d’aménager délivré par le maire de Duisans le 13 décembre 2023 pour la création d’une zone d’activité économique. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté par une décision du 21 février 2025, devenue définitive, en raison de l’abandon du projet par le pétitionnaire. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation, devenues sans objet. Il a toutefois condamné la société La Briquetterie à verser 1 200 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 6 juin 2024, 21 novembre 2025 et 22 décembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Robiquet, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 13 décembre 2023 par laquelle le maire de Duisans a accordé le permis d’aménager n° PA 062 279 23 00001 pour l’aménagement d’un lotissement dans le cadre de la création d’une zone d’activité économique sur un terrain situé route de Saint-Pol sur le territoire communal, ainsi que la décision rejetant son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Duisans et de la société La Briquetterie la somme de 4 510 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 septembre 2025, la commune de Duisans, représentée par Me Mostaert, conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions tendant à l’annulation de l’arrêté du 13 décembre 2023 et au rejet du surplus des conclusions.
Elle fait valoir que, par une décision du 21 février 2025, le maire a procédé au retrait de l’arrêté litigieux, la société La Briquetterie ayant abandonné son projet.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 3( Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
Il ressort des pièces du dossier que par un arrêté du 21 février 2025, devenu définitif, le maire de Duisans a retiré l’arrêté du 13 décembre 2023 dont M. A... sollicitait l’annulation. Dans ces conditions, les conclusions de M. A... tendant à l’annulation de l’arrêté du 13 décembre 2023 sont devenues sans objet. Il n’y a, dès lors, plus lieu d’y statuer.
Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. A... sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de la société La Briquetterie une somme de 1 200 euros à ce titre.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A... tendant à l’annulation de l’arrêté du 13 décembre 2023.
Article 2 : La société La Briquetterie versera une somme de 1 200 euros à M. A... en application des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à la commune de Duisans et à la société La Briquetterie.
Fait à Lille, le 14 janvier 2026.
La présidente de la 1ère chambre,
signé
AM. Leguin
La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,