jeudi 25 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2406178 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
I. Sous le n° 2406178, par une requête, enregistrée le 13 juin 2024, Mme B A, agissant en qualité de représentante légale de son fils mineur, le jeune C A, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 11 juin 2024 par laquelle la commission départementale d'appel de l'académie Lille a rejeté le recours qu'elle a formé à l'encontre de la décision du 5 juin 2024 du conseil de classe du lycée Mousseron à Denain ordonnant le redoublement de son fils et refusant son passage en première générale au titre de l'année scolaire 2024-2025.
II. Sous le n° 2406193, par une requête, enregistrée le 14 juin 2024, Mme B A, agissant en qualité de représentante légale de son fils mineur, le jeune C A, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 11 juin 2024 par laquelle la commission départementale d'appel de l'académie Lille a rejeté le recours qu'elle a formé à l'encontre de la décision du 5 juin 2024 du conseil de classe du lycée Mousseron à Denain ordonnant le redoublement de son fils et refusant son passage en première générale au titre de l'année scolaire 2024-2025.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Robbe, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur la jonction :
1. Les requêtes n° 2406178 et n° 2406193 présentées par Mme A dont dirigées contre la même décision et concernent toutes deux la situation scolaire du fils mineur de la requérante. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule ordonnance.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes du second alinéa de l'article R. 522-1 de ce code : " A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière. ". Enfin, en vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
3. Le juge des référés ne peut opposer une irrecevabilité sur le fondement des dispositions ci-dessus reproduites de l'article R. 522-1 du code de justice administrative que si, à la date à laquelle il se prononce sur une requête tendant à la suspension d'une décision au titre de la procédure de référé, il n'a pas été saisi par ailleurs, d'une requête à fin d'annulation ou de réformation de la décision dont la suspension est demandée. En l'espèce, à la date de la présente ordonnance, la requérante n'a saisi le tribunal administratif d'aucune requête à fin d'annulation de la décision attaquée. Ses requêtes sont ainsi manifestement irrecevables.
4. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter les requêtes de Mme A selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Les requêtes, enregistrées sous les nos 2406178 et 2406193, présentées par Mme A, sont rejetées.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.
Une copie sera adressée pour information à la rectrice de l'académie de Lille.
Fait à Lille, le 25 juillet 2024.
Le juge des référés,
signé
J. ROBBE
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Nos 2406178, 2406193
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