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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2407025

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2407025

vendredi 19 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2407025
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 4 et 8 juillet 2024, Mme E B et M. A B demandent au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'arrêté du 11 septembre 2023 par lequel le maire de la commune de Verton a délivré à M. et Mme F un permis de construire pour une extension de résidence principale sur la parcelle AD 218 située 10 route de Montreuil à Verton, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision.

Ils soutiennent que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que les époux F ont débuté la construction litigieuse, celle-ci créant un dommage irréversible, contribuant à la dégradation de leur voie privative, engendrant des désordres et dégradant leur propriété ;

- la décision est illégale au regard de l'absence de respect des prescriptions du plan local d'urbanisme intercommunal relatives à la marge d'isolement ;

- l'affichage de la décision est irrégulier au regard du délai dans lequel il a été effectué ;

- les travaux sont réalisés sans affichage visible de la voie publique et sans accès ouvert au public, l'affichage présent sur les lieux ne figurant aucune mention ;

- les travaux sont réalisés en méconnaissance du protocole d'accord transactionnel du 17 juin 2023 conclus entre les époux B et les époux F.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 5 janvier 2024 sous le numéro 2400157 par laquelle Mme B demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Féménia, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Merad, greffière d'audience, Mme Féménia a lu son rapport et entendu les observations de Mme B qui conclut aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens et celles de M. et Mme F.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

2. En l'état de l'instruction, aucun des moyens soulevés par M. et Mme B analysés ci-dessus n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté du 11 septembre 2023 par lequel le maire de la commune de Verton a délivré à M. et Mme F un permis de construire pour la création d'une extension de résidence principale sur la parcelle AD 218 située 10 route de Montreuil à Verton. Par suite et sans qu'il soit besoin d'examiner si la condition d'urgence posée à l'article L. 521-1 du code de justice administrative est satisfaite, il y a lieu de rejeter la requête de M. et Mme B selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du même code.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme E B, à M. A B, à M. D F, à Mme C F et à la commune de Verton.

Fait à Lille, le 19 juillet 2024.

La juge des référés,

signé

J. FEMENIA

La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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