mardi 3 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2407727 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 juillet 2024, M. A C, représenté par Me Broisin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 23 avril 2024 par lequel le préfet du Pas-de-Calais a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) à titre principal, d'enjoindre au préfet du Pas-de-Calais de lui délivrer un titre de séjour portant la mention vie privée et familiale dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet du Pas-de-Calais de procéder au réexamen de sa situation dans le même délai et sous la même astreinte, et de lui délivrer dans l'attente un récépissé de demande de titre de séjour dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous la même astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 contre renonciation de la part de ce conseil au bénéfice de l'indemnité versée au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
- le préfet du Pas-de-Calais a commis une erreur de droit en examinant sa demande de titre de séjour uniquement au regard de sa qualité de parent d'enfant français et non pas également comme une demande de renouvellement de son titre de séjour " travailleur temporaire OACAS " ;
- cette décision méconnaît les dispositions des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il excipe, à l'encontre de cette décision, de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- cette décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- il excipe, à l'encontre de cette décision, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- cette décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- il excipe, à l'encontre de cette décision, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 septembre 2024, le préfet du Pas-de-Calais conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
L'aide juridictionnelle totale a été accordée à M. C par une décision du 10 juin 2024.
La clôture de l'instruction a été fixée au 23 octobre 2024 à 12 h 00 par une ordonnance en date du 2 octobre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Monteil a été entendu au cours de l'audience publique :
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, né le 11 janvier 2001 au Cameroun, de nationalité camerounaise, déclare être entré en France le 1er janvier 2017. Il a bénéficié d'une carte de séjour temporaire valable du 8 juillet 2022 au 7 juillet 2023 en qualité de " travailleur temporaire OACAS ". Par une demande déposée le 13 mai 2023, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Par un arrêté en date du 23 avril 2024, dont le requérant demande l'annulation, le préfet du Pas-de-Calais a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger accueilli par les organismes mentionnés au premier alinéa de l'article L. 265-1 du code de l'action sociale et des familles et justifiant de trois années d'activité ininterrompue au sein de ce dernier, du caractère réel et sérieux de cette activité et de ses perspectives d'intégration, peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que le requérant a uniquement présenté une demande de titre de séjour sur le fondement de sa vie privée et familiale. Toutefois, le préfet du Pas-de-Calais, qui n'y était d'ailleurs pas tenu, a également examiné le droit du requérant au renouvellement de sa carte de séjour en qualité de " travailleur temporaire OACAS ". Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est ainsi opérant.
4. En l'espèce, M. C a été pris en charge par la communauté Emmaüs de Saint-Martin les Tatinghem le 6 octobre 2017 et, au terme de cinq années de présence en France, il a bénéficié d'un premier titre de séjour " travailleur temporaire OACAS " valable du 8 juillet 2022 au 7 juillet 2023. M. C a produit le 13 mai 2023, à l'appui de sa demande de titre de séjour, un contrat de travail à durée déterminée conclu le 2 octobre 2022 avec la société DNR pour une durée de deux mois, et qui était donc terminé depuis six mois à la date de sa demande de titre de séjour. Alors que le requérant ne fournit aucune pièce permettant d'attester d'une éventuelle reprise de son activité professionnelle, le préfet du Pas-de-Calais était fondé à considérer que M. C ne démontrait pas le caractère réel et sérieux de son activité et ne faisait pas valoir de perspectives d'intégration. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est infondé et doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ". Et aux termes de l'article L. 423-8 de ce même code : " Pour la délivrance de la carte de séjour prévue à l'article L. 423-7, lorsque la filiation est établie à l'égard d'un parent en application de l'article 316 du code civil, le demandeur, s'il n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, doit justifier que celui-ci contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, ou produire une décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de l'enfant. / Lorsque le lien de filiation est établi mais que la preuve de la contribution n'est pas rapportée ou qu'aucune décision de justice n'est intervenue, le droit au séjour du demandeur s'apprécie au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant. "
6. M. C est père d'une fille de nationalité française, Shanna C, née le 9 décembre 2018, et d'un fils de nationalité française, Yanis C, né le 26 novembre 2019. Il est séparé de la mère des enfants, Mme B D, née le 8 octobre 1999, de nationalité française qu'il avait rencontrée en 2018 et avec qui il n'est pas démontré qu'il ait pu partager une vie commune. Du fait des importantes carences éducatives parentales et des faits de violence conjugales réitérées de M. C à l'égard de Mme D, des mesures de protection de l'enfance ont été décidées à propos des deux enfants. Shana a fait l'objet d'un placement judiciaire à la maison du département solidarité Audomarois à compter du 1er avril 2019. Yanis, qui a tout d'abord fait l'objet d'une mesure d'assistance éducative en milieu ouvert à compter du 11 mars 2021, fait désormais également l'objet d'un placement judiciaire à la maison du département solidarité Audomarois. Par un jugement du juge aux affaires familiales de Saint-Omer en date du 2 septembre 2021, le droit de visite de M. C concernant ses enfants a été limité à une visite médiatisée d'une heure tous les quinze jours. Il ressort des pièces délivrées par les services de protection de l'enfance, sollicités à cette fin par le préfet du Pas-de-Calais, que M. C a seulement rendu visite à Yanis le 1er août 2023 et le 21 août 2023, qu'il ne s'est pas présenté au rendez-vous prévu avec son fils le 15 septembre 2023, et qu'il n'a rendu visite à Shanna qu'une fois, le 21 août 2023. Aux termes de ses déclarations dans les débats auprès du tribunal judiciaire de Saint-Omer le 25 juin 2024 lors de l'audience correctionnelle consacrée aux faits de violence conjugale qu'il a commis sur Mme D, il a confirmé ne pas avoir vu ses enfants depuis août 2023 et n'être plus autorisé qu'à appeler les services de protection de l'enfance une fois tous les quinze jours pour prendre des nouvelles. Par suite, alors que M. C ne produit aucun élément permettant d'attester de la réalité et de la qualité des relations qui pourraient l'unir à ses enfants, qu'il ne soutient pas qu'il participerait à leur entretien et à leur éducation, et surtout au vu des motifs qui ont conduit à décider du placement précoce des enfants, le préfet du Pas-de-Calais n'a méconnu ni les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les dispositions de l'article L. 423-8 du même code en rejetant la demande de M. C en tant que parent d'enfant français.
7. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République."
8. En l'espèce, M. C né le 11 janvier 2001 au Cameroun, de nationalité camerounaise, déclare être entré en France le 1er janvier 2017, sans démontrer qu'il y aurait résidé de façon continue depuis. S'il fait valoir, comme il a été dit au point 6, qu'il a rencontré Mme B D en 2018 et que le couple a eu deux enfants, il ne démontre pas dans le cadre de la présente instance qu'il aurait nourri des liens d'une particulière intensité, ancienneté ou stabilité avec ses enfants ou leur mère, alors, au surplus, que cette relation est terminée, qu'il a fait l'objet d'une composition pénale le 1er juillet 2022 par le tribunal judiciaire de Saint-Omer pour des faits de violence suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours sur sa conjointe le 24 mai 2020 et qu'il a été condamné par le tribunal judiciaire de Saint-Omer le 25 juin 2024 à une peine d'emprisonnement délictuel de huit mois avec sursis probatoire pendant deux ans pour des faits de violence suivie d'incapacité supérieure à huit jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité commis dans la nuit du 4 mars au 5 mars 2024 sur la personne de Mme D. M. C a par ailleurs également été condamné par le tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer le 21 octobre 2022 à un emprisonnement délictuel de trois mois avec sursis pour des faits de violence sur un magistrat ou juré sans incapacité et des faits de rébellion commis le 2 mars 2022 à Saint Omer, et à une peine de 200 euros d'amende par ordonnance pénale du tribunal judiciaire de Saint-Omer pour des faits d'usage illicite de stupéfiants commis du 1er février 2021 au 20 octobre 2021, peine renouvelée par ordonnance pénale du même tribunal en date du 28 août 2023 pour des faits identiques commis le 13 décembre 2021, l'ensemble de ses condamnations révélant que son comportement représente une menace à l'ordre public et démontrant son manque d'insertion dans la société française. Enfin, le requérant ne fait valoir aucune autre attache privée sur le territoire français ni aucune insertion professionnelle au-delà d'un contrat de travail à durée déterminée conclu le 2 octobre 2022 avec la société DNR pour une durée de deux mois, tandis qu'il n'établit pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à ses 16 ans et où résident encore sa mère, son frère et sa sœur. Par suite, le préfet du Pas-de-Calais n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en rejetant la demande de titre de séjour de M. C.
9. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de séjour doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant refus du titre de séjour à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
11. En second lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux retenus aux points 6 et 8.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision fixant le pays de destination doit être écarté.
14. En second lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux retenus aux points 6 et 8.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision fixant le pays de destination doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
16. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire doit être écarté.
17. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
18. Eu égard aux éléments de fait relatifs à la situation personnelle du requérant, rappelés aux points 6 et 8 du présent jugement, au fait qu'il constitue une menace pour l'ordre public, et alors même que l'intéressé n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, le préfet du Pas-de-Calais n'a pas commis d'erreur d'appréciation en prononçant à l'encontre du requérant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions présentées au titre des articles L 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 par le requérant doivent l'être également.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet du Pas-de-Calais.
Copie en sera transmise pour information au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 12 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Fabre, président,
Mme Monteil, première conseillère,
M. Lemée, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 décembre 2024.
La rapporteure,
Signé
A.-L. MONTEIL
Le président,
Signé
X. FABRE
Le greffier,
Signé
A. DEWIÈRE
La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
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