LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2407772

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2407772

mardi 13 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2407772
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET CENTAURE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de M. A, qui contestait le refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle en tant que bénéficiaire de la protection subsidiaire (article L. 424-9 du CESEDA). Le juge a estimé que la demande était irrecevable, car l'administration n'avait pas pris de décision implicite de rejet : l'instruction de la demande de titre avait été clôturée en raison du caractère incomplet du dossier de M. A, ce qui ne constitue pas une décision faisant grief. En conséquence, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée n'ont pas été examinées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 juillet 2024, M. C A, représenté par Me Doré, demande au juge des référés :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) de suspendre, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet du Nord a refusé le renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle dont il est titulaire au titre de l'article L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

3°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer le titre de séjour sollicité ou, subsidiairement, de procéder au réexamen de sa situation et, dans cette attente, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans le délai de quinze q jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros qui sera versée à son conseil au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve pour ce conseil de renoncer à la part contributive de l'Etat versée au titre de l'aide juridictionnelle ou, dans le cas où il ne serait pas admis au bénéfice de cette aide, de mettre à la charge de l'Etat la même somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est présumée satisfaite s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour ; en tout état de cause, elle porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale, à son droit au travail ainsi qu'à sa liberté d'aller et venir ;

-il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;

- le défaut de délivrance continue d'un récépissé de sa demande de titre de séjour méconnaît les dispositions des articles R. 311-4, R. 431-10 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la délivrance de plein droit d'une carte de séjour à l'étranger bénéficiaire de la protection subsidiaire, ainsi que celles des articles L. 561-1 et R. 424-13 du même code ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

La requête a été communiquée au préfet du Nord qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu :

- la copie de la requête de M. A tendant à l'annulation de la décision attaquée ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et son décret d'application n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B, premier vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 7 août 2024 à 10h45 en présence de Mme Blanc, greffière d'audience :

- le rapport de M. B ;

- et les observations de Me Rannou, représentant le préfet du Nord, qui conclut au rejet de la requête en ce que celle-ci est dirigée contre une décision inexistante, la demande de M. A ayant été close à raison du caractère incomplet de son dossier.

M. A n'étant ni présent, ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

2. M. A, ressortissant afghan né le 10 juin 1992, a été admis au bénéfice de la protection subsidiaire et s'est vu remettre en cette qualité une carte de séjour pluriannuelle valable du 2 août 2019 au 1er août 2023. M. A a présenté le 5 juillet 2023 une demande de renouvellement de ce titre de séjour. Le silence gardé pendant plus de quatre mois par le préfet du Nord sur cette demande a fait naître une décision implicite de rejet, dont M. A demande la suspension de l'exécution.

Sur la recevabilité :

3. Le refus d'enregistrer une demande de délivrance ou de renouvellement d'un titre de séjour motif, pris du caractère incomplet du dossier, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir lorsque le dossier est effectivement incomplet, en l'absence de l'un des documents mentionnés à l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou lorsque l'absence d'une pièce mentionnée à l'annexe 10 à ce code, auquel renvoie l'article R. 431-11 du même code, rend impossible l'instruction de la demande.

4. Le préfet du Nord fait valoir, sans être utilement contredit par M. A, que l'enregistrement définitif de sa demande de titre de séjour se heurte au caractère incomplet de son dossier de demande, tenant notamment au défaut de communication d'une attestation d'hébergement régulière, de sorte qu'une décision de clôture de l'instruction de sa demande est intervenue le 12 mai 2024. Dans ces conditions, aucune décision implicite de rejet de la demande de M. A n'étant susceptible d'être intervenue, faute pour ce dernier d'avoir présenté un dossier de demande de renouvellement de titre de séjour complet sur lequel le préfet aurait statué. Ainsi, les conclusions aux fins de suspension présentées par le requérant sont dirigées contre une décision inexistante et sont par suite, comme le fait valoir le préfet du Nord, irrecevables.

5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête de M. A tendant à la suspension de l'exécution de la décision implicite contestée doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'admission provisoire au bénéfice d'aide juridictionnelle, d'injonction et d'astreinte et sa demande présentée au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A, à Me Doré et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée pour information au préfet du Nord.

Fait à Lille, le 13 août 2024.

Le juge des référés,

Signé,

Y. B

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions