LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2408235

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2408235

jeudi 19 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2408235
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 29 juillet 2024 par lequel le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. A, ressortissant guinéen, aux autorités espagnoles. La juridiction a retenu un défaut d'examen complet de la situation personnelle du requérant, le préfet n'ayant pas pris en compte un certificat médical faisant état d'une pathologie chronique sévère, communiqué avant l'édiction de la décision. La solution s'appuie sur l'obligation pour l'administration d'examiner l'opportunité de mettre en œuvre la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai d'un mois.

Texte intégral

Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 2 août 2024, M. B A, représenté par Me Périnaud, demande au tribunal : 1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ; 2°) d'annuler l'arrêté en date du 29 juillet 2024 par lequel le préfet du Nord a décidé son transfert aux autorités espagnoles ; 3°) d'enjoindre au préfet du Nord d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale, de procéder à l'enregistrement de la demande d'asile sous astreinte de 155 euros par jour de retard ; 4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il soutient que : - la décision méconnaît les dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 ; - elle méconnaît les dispositions de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 ; - elle méconnaît les dispositions de l'article 31 et de l'article 32 du règlement (UE) n° 604/2013 ; - elle méconnaît les dispositions de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013. Vu : - les autres pièces du dossier. Vu : - le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des États membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride ; - le règlement (CE) n° 1560/2003 de la Commission du 2 septembre 2003 ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code des relations entre le public et l'administration ; - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ; - le code de justice administrative. Le président du tribunal a désigné M. Krawczyk en application de l'article L. 572-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Krawczyk, magistrat désigné ; - les observations de Me Cliquennois substituant Me Perinaud, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens qu'il développe ; il renonce toutefois au moyen tiré de la méconnaissance de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ; il soutient que le préfet a entaché sa décision d'un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant qui l'avait informé avant l'édiction de la mesure de transfert de ce qu'il souffrait d'une pathologie grave qui n'a pas été prise en compte par le préfet qui aurait dû mettre en œuvre l'article 17 du règlement ; - le préfet du Nord n'étant ni présent ni représenté ; - les observations de M. A assisté de M. A, interprète assermenté en langue peule. Considérant ce qui suit : 1. M. A, ressortissant guinéen, né le 10 juin 1986, a présenté une demande d'asile le 11 avril 2024. Il conteste l'arrêté en date 29 juillet 2024 par lequel le préfet du Nord a décidé une nouvelle fois son transfert aux autorités espagnoles. Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire : 2. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". 3. Il y a lieu, en application de ces dispositions, d'admettre provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Sur les conclusions à fin d'annulation : S'agissant de la décision de transfert : 4. Il ressort des pièces du dossier que le conseil de M. A a adressé au préfet du Nord un courrier recommandé reçu le 16 juillet 2024 ainsi qu'un mail envoyé le 11 juillet 2024 sollicitant la mise en œuvre de son pouvoir discrétionnaire en vue d'enregistrer la demande d'asile du requérant, accompagné en particulier d'un certificat médical faisant état d'une pathologie chronique sévère traitée en France dont est atteint M. A. Le requérant indique que sa pathologie a été découverte postérieurement à son entretien avec les services de la préfecture au cours duquel il n'avait pas déclaré de problème de santé. A la date de l'arrêté en date du 29 juillet 2024, le préfet du Nord était par conséquent informé de ce que M. A invoquait un grave problème de santé. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait cherché à s'informer de manière plus approfondie de l'état de santé du requérant retenant à tort, au contraire, dans son arrêté que M. A n'avait fait valoir aucun problème de santé jusqu'à la notification de l'arrêté contesté du 29 juillet 2024 effectuée le même jour. Dans ces conditions le préfet du Nord a entaché la décision de transfert de M. A aux autorités espagnoles d'un défaut d'examen complet de sa situation personnelle qui pour ce motif doit être annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête. Sur les conclusions à fin d'injonction : 5. Eu égard au motif d'annulation retenu, l'annulation de l'arrêté attaqué implique qu'il soit enjoint au préfet de réexaminer la situation personnelle de M. A dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Sur les frais liés au litige : 6. M. A ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale à titre provisoire, son avocate peut donc se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Perinaud, avocate de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État et sous réserve de l'admission définitive de sa cliente à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Perinaud de la somme de 900 euros. D E C I D E : Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale à titre provisoire. Article 2 : L'arrêté du 29 juillet 2024 par lequel le préfet du Nord a décidé de transférer M. A aux autorités espagnoles est annulé. Article 3 : Il est enjoint au préfet du Nord, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, de réexaminer la situation de M. A et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Article 4 : Sous réserve de l'admission définitive de M. A à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Perinaud renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, ce dernier versera à Me Perinaud, avocate de M. A, une somme de 900 (neuf cents) euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Nord. Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2024 Le magistrat désigné,Signé : J. KRAWCZYKLa greffière,Signé :O. MONGET La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement. Pour expédition conforme, La greffière,N° 2408235

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions