jeudi 17 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2409229 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | VERGNOLE |
Vu les procédures suivantes :
I/ Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 19 août et 12 septembre 2024 sous le numéro 2408656, M. B D, représenté par Me Vergnoles, demande au tribunal :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;
2°) d'annuler la décision du 8 août 2024 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin à sa prise en charge au sein du lieu d'hébergement pour demandeur d'asile au sein duquel il aurait été admis ;
3°) d'enjoindre à l'OFII de lui trouver, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du présent jugement, un lieu d'hébergement ;
4°) et de mettre à la charge de l'OFII une somme de 1 500 euros à verser à son avocate en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que la décision attaquée :
- est insuffisamment motivée ;
- est entachée d'un vice de procédure puisqu'il n'a pas été informé de la possibilité qu'il se voit retirer les conditions matérielles d'accueil, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 551-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- souffre d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 552-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'hébergement au sein duquel il avait été admis n'étant pas adapté à ses pathologies ;
- et est entachée, compte tenu de sa vulnérabilité et de ses problèmes de santé, d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 septembre 2024, l'OFII a conclu au rejet de la requête en faisant valoir qu'il y a lieu de procéder à une substitution de base légale au profit du 2° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qu'ainsi aucun des moyens soulevés n'est fondé.
II/ Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 5 et 12 septembre 2024 sous le numéro 2409229, M. B D, représenté par Me Vergnoles, demande au tribunal :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;
2°) d'annuler la décision implicite par laquelle le directeur territorial de l'OFII a ordonné la cessation totale des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile qui lui avaient été allouées ;
3°) d'enjoindre au directeur territorial de l'OFII de lui trouver, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du présent jugement, un lieu d'hébergement ;
4°) et de mettre à la charge de l'OFII une somme de 1 500 euros à verser à son avocate en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que la décision attaquée :
- est insuffisamment motivée ;
- est entachée d'un vice de procédure puisqu'il n'a pas été informé de la possibilité qu'il se voit retirer les conditions matérielles d'accueil, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 551-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- souffre d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 552-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'hébergement au sein duquel il avait été admis n'étant pas adapté à ses pathologies ;
- et est entachée, compte tenu de sa vulnérabilité et de ses problèmes de santé, d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 septembre 2024, l'OFII a conclu au rejet de la requête en faisant valoir qu'il y a lieu de procéder à une substitution de base légale au profit du 2° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qu'ainsi aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu la décision n° 467151 du Conseil d'Etat du 11 décembre 2023
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles ;
- le code de justice administrative ;
Le président du tribunal a désigné M. Larue en application des articles L. 555-1, L. 921-1 et L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Larue, magistrat désigné ;
- les observations de Me Vergnoles, représentant M. D, qui a conclu aux mêmes fins que les requêtes par les mêmes moyens en ajoutant que la proposition de logement qui lui a été faite ne tenait aucun compte ni de sa vulnérabilité psychologique, laquelle nécessite la présence de sa famille à ses côtés, ni de la composition familiale de son foyer, sa femme et sa fille ayant également sollicité l'asile en France ;
- et les observations de M. D, assisté de M. A C, interprète assermenté en langue arabe, qui a répondu aux questions qui lui ont été posées ;
- l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'étant ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant libanais, né le 21 novembre 1973, est entré en France le 27 février 2024. Il y a formulé une demande de protection internationale qui a été enregistrée au guichet unique des demandeurs d'asile de la préfecture du Nord, le 18 mars 2024. Le même jour, après qu'ait été évaluée sa vulnérabilité, M. D, jusqu'alors hébergé en Belgique, s'est vu octroyer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile qu'il a dûment acceptées. Il a alors été convié à se présenter, le 11 juillet 2024 à 10h00, à l'hébergement " Huda Adoma Dunkerque ", sis, dans cette ville au 9 rue du maréchal Foch. Toutefois, à cette date, M. D a refusé de signer le contrat d'hébergement et refusé l'hébergement proposé. Le 8 août 2024, après avoir constaté que M. D n'était pas revenu dans la structure depuis le 11 juillet 2024, le directeur territorial de l'OFII lui a notifié sa sortie du lieu d'hébergement et a, en conséquence, également sollicité que l'intéressé fasse valoir, dans les 15 jours, ses observations sur la cessation totale des conditions matérielles d'accueil qu'il envisageait de prononcer à son encontre. Par les présentes requêtes, M. D sollicite l'annulation de la décision du 8 août 2024 ordonnant sa sortie de son lieu d'hébergement ainsi que d'une décision implicite par laquelle, faute d'observations de sa part, a été implicitement prononcée la cessation totale de ses conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 2408656 et n° 2409229 visées ci-dessus concernent la situation d'un même étranger, sont relatifs à une même décision ainsi qu'il sera dit au point 7 du présent jugement et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a, par suite, lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les demandes d'admissions à l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
3. Aux termes de l'article 7 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : " L'aide juridictionnelle est accordée à la personne dont l'action n'apparaît pas, manifestement, irrecevable, dénuée de fondement ou abusive en raison notamment du nombre des demandes, de leur caractère répétitif ou systématique. () ". L'article 20 de la même loi dispose que : " Dans les cas d'urgence sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". En l'espèce, Il y a lieu, en application de ces dispositions, d'admettre, à titre provisoire, M. D au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale dans l'instance enregistrée sous le numéro 2408656, la seconde requête étant, ainsi qu'il sera dit au point 7 du présent jugement, dirigée contre un acte purement confirmatif.
Sur la demande de substitution de base légale et la portée des litiges :
4. D'une part, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée.
5. D'autre part, il résulte de la combinaison des dispositions des articles L. 551-9, L. 552-8, L. 552-9, L. 551-15 et L. 551-16 que dans le cas où les conditions matérielles d'accueil initialement proposées au demandeur d'asile ne comportent pas encore la désignation d'un lieu d'hébergement, dont l'attribution résulte d'une procédure et d'une décision particulières, le refus par le demandeur d'asile de la proposition d'hébergement qui lui est faite ultérieurement doit être regardé comme un motif de refus des conditions matérielles d'accueil entrant dans le champ d'application de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et non comme un motif justifiant qu'il soit mis fin à ces conditions relevant de l'article L. 551 16 du même code. Il en va ainsi alors même que le demandeur avait initialement accepté, dans leur principe, les conditions matérielles d'accueil qui lui avaient été proposées.
6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que si M. D avait initialement accepté, dans leur principe, les conditions matérielles d'accueil qui lui avaient été proposées, il a refusé, au jour de sa convocation au lieu d'hébergement proposé, le 11 juillet 2024, de signer le contrat d'hébergement et d'intégrer l'hébergement " Huda Adoma Dunkerque ", sis, dans cette ville au 9 rue du maréchal Foch. Ce refus de la proposition d'hébergement qui lui a été faite ne constitue donc pas, ainsi que l'a estimé l'OFII dans sa décision du 8 août 2024 et dans sa décision implicite ultérieure, un motif de cessation partielle ou totale de ses conditions matérielles d'accueil, pouvant être prononcée sur le fondement des dispositions du 2° de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais un motif de refus des conditions matérielles d'accueil entrant dans le champ d'application des dispositions du 2° de l'article L. 551-15 du même code.
7. Il résulte de ce qui précède que l'OFII, dont les décisions contestées auraient pu être prises, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement des dispositions du 2° de l'article L. 551-15, est fondé à solliciter ces substitutions de bases légales qui ne privent M. D d'aucune garantie. Ainsi tant la décision du 8 août 2024, attaquée dans l'instance enregistrée sous le numéro 2408656, que la décision implicite ultérieure de cessation totale des conditions matérielles d'accueil, attaquée dans l'instance enregistrée sous le numéro 2409229, doivent être analysées comme des décisions de refus des conditions matérielles d'accueil. Il suit de là que la seconde décision est purement confirmative de la première et que les requêtes de M. D, enregistrées sous les numéros 2408656 et 2409229, doivent être regardées comme tendant à l'annulation de la décision de refus des conditions matérielles d'accueil du 8 août 2024.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision de refus des conditions matérielles d'accueil :
8. En premier lieu, la décision contestée, qui est fondée en droit sur les dispositions du 2° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, fait état refus de M. D d'intégrer l'Huda de Dunkerque. Elle comporte donc les éléments de droit et de fait en justifiant le prononcé. Par suite, le moyen, tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée, doit être écarté.
9. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article R. 551-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les modalités de refus ou de réouverture des conditions matérielles d'accueil sont précisées par l'Office français de l'immigration et de l'intégration lors de l'offre de prise en charge dans une langue que le demandeur d'asile comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend ".
10. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, notamment de l'offre de prise en charge au titre du dispositif national d'accueil formulée par l'OFII et signée par M. D, que ce dernier a certifié avoir été informé dans une langue qu'il comprend " des conditions et modalités de refus et de cessation des conditions matérielles d'accueil ", lesquelles peuvent être refusées " conformément aux dispositions de l'article L. 551-15 du Ceseda " ou auxquelles il peut " être mis fin en application de l'article L. 551-16 du Ceseda ". Il suit de là que le moyen, tiré de ce que l'OFII aurait méconnu les dispositions précitées de l'article R. 551-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui manque en fait, ne peut qu'être écarté.
11. En troisième lieu, l'article L. 552-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'Office français de l'immigration et de l'intégration propose au demandeur d'asile un lieu d'hébergement. / Cette proposition tient compte des besoins, de la situation personnelle et familiale de chaque demandeur au regard de l'évaluation des besoins et de la vulnérabilité prévue au chapitre II du titre II, ainsi que des capacités d'hébergement disponibles et de la part des demandeurs d'asile accueillis dans chaque région ".
12. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, notamment de la fiche d'évaluation de la vulnérabilité de M. D, que ce dernier n'a pas fait état de la présence à ses côtés de sa femme et de sa fille, ne mentionnant que son seul nom dans le tableau destiné à décrire la composition de sa famille et indiquant qu'il n'avait pas de famille en France. En outre, conformément aux dispositions de l'article R. 552-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les normes minimales en matière d'accompagnement social et administratif dans les lieux d'hébergement " correspondent aux prestations d'accompagnement administratif, juridique, sanitaire et social fournies aux demandeurs d'asile pendant la durée de leur hébergement. Elles sont assurées par le gestionnaire du lieu d'hébergement ou sous sa responsabilité. Elles comportent : () 4° L'information sur les soins de santé et la facilitation d'accès aux services de santé afin d'assurer un suivi de santé adapté aux besoins ; / () ". Il suit de là que le logement proposé à M. D était conforme à celui qu'il avait initialement accepté d'occuper, compte tenu de la situation familiale et de l'état de santé qu'il avait déclaré. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir qu'en lui refusant les conditions matérielles d'accueil qu'il avait initialement acceptées, compte tenu de son refus de l'hébergement proposé, le directeur territorial de l'OFII ne se serait pas livré à un examen sérieux et particulier de son dossier ou aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle.
13. En dernier lieu, le refus des conditions matérielles d'accueil étant fondé sur les dispositions du 2° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. D ne saurait utilement se prévaloir de ce que la décision attaquée méconnaîtrait les dispositions de l'article L. 551-14 ou celles de l'article L. 552-16 du même code.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. D à fin d'annulation de la décision du 8 août 2024, par laquelle l'OFII lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile, doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent jugement n'impliquant aucune mesure d'exécution, les conclusions à fin d'injonction de M. D ne peuvent être accueillies.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soient mises à la charge de l'OFII, qui n'est pas la partie perdante dans les présentes instances, des sommes au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : M. D est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale dans l'instance enregistrée sous le numéro 2408656.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes de M. D est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, à Me Vergnoles et au directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2024.
Le magistrat désigné,
Signé :
X. LARUE
La greffière,
Signé :
F. LELEU
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°s2408656 et 2409229
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026