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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2409529

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2409529

vendredi 21 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2409529
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantZAIRI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 23 août 2024 refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Postérieurement à la requête, le préfet du Nord a abrogé l’arrêté contesté et délivré à l’intéressé un récépissé puis une carte de séjour temporaire. En conséquence, le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Les conclusions accessoires tendant à l’application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été rejetées, le requérant ne bénéficiant pas de l’aide juridictionnelle.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 septembre 2024, M. A... B..., représenté par Me Zaïri, demande au tribunal :

1°) d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté du 23 août 2024 par lequel le préfet du Nord a rejeté sa demande de titre de séjour, l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure ;

2°) d’enjoindre au préfet de réexaminer sa demande dans un délai d’un mois à compter de la décision à intervenir et de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 500 euros qui sera versée à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, sous réserve pour ce conseil de renoncer à la part contributive de l’État versée au titre de l’aide juridictionnelle.


Par un mémoire en défense enregistré le 7 novembre 2024, le préfet du Nord conclut à ce qu’il n’y ait lieu de statuer sur la requête.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.




Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de la présente requête, le préfet du Nord a abrogé la décision contestée du 23 août 2024 par une décision du 14 octobre 2024, et le requérant s’est vu remettre, le 21 octobre 2024, un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu’au 20 avril 2025, puis une carte de séjour temporaire valable du 22 octobre 2024 au 21 octobre 2025. Il n’y a, dès lors, plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de M. B....

M. B... ne bénéficiant pas de l’aide juridictionnelle, les conclusions de la requête tendant à ce qu’il soit mis à la charge de l’État une somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ne peuvent qu’être rejetées.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction présentées par M. B....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet du Nord.


Fait à Lille, le 21 novembre 2025.

Le président de la 7ème chambre,


Signé

D. Terme

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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