mardi 1 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2409588 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 septembre 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative de lui octroyer un délai pour quitter le logement qu'il occupe, en compagnie de sa famille, au 12 rue de Pologne - Cité de la sucrerie à Sin-le-Noble (Nord).
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007, notamment son article 38 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Terme, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer en matière de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
2. Par un arrêté du 10 septembre 2024, le préfet du Nord a mis en demeure les occupants du logement situé au 12 rue de Pologne - Cité de la sucrerie à Sin-le-Noble (Nord) de quitter les lieux dans un délai de sept jours à compter de la notification de cet arrêté, et prescrit qu'à défaut, il serait procédé à l'évacuation de ce logement au besoin avec le concours de la force publique. L'octroi de la mesure sollicitée par le requérant, à savoir un délai supplémentaire pour évacuer ce logement, ferait directement obstacle à l'exécution de cette décision. Une telle mesure ne peut donc être ordonnée par le juge des référés statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 précité. Le cas échéant, il appartient à M. B, s'il s'y croit fondé, de contester la décision du préfet du 10 septembre 2024.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Lille, le 1er octobre 2024.
Le juge des référés,
Signé
D. TERME
Pour expédition conforme,
Le greffier,
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