LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2412685

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2412685

mardi 24 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2412685
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme D visant à suspendre la décision du département du Nord refusant la prise en charge des transports scolaires de son fils handicapé en petit véhicule collectif. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas que la solution alternative proposée (remboursement des transports en commun ou des frais kilométriques) était inadaptée. Il a également relevé que les moyens soulevés étaient manifestement infondés. La demande d'indemnisation a été jugée irrecevable car ne relevant pas de la compétence du juge des référés. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 16 décembre 2024 et 20 décembre 2024, Mme B D demande au juge des référés de suspendre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du président du conseil départemental du Nord du 13 septembre 2024 rejetant son recours gracieux contre la décision du 27 août 2024 refusant la prise en charge des transports scolaires de son fils A C en petit véhicule collectif et de l'indemniser pour le préjudice subi.

Elle soutient que son fils handicapé ne peut effectuer le trajet scolaire seul et que la prise en charge du transport scolaire ne peut pas se fonder sur un critère de distance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation,

- le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. Perrin, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". L'article L. 522-3 du même code dispose que : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Aux termes de l'article R. 522-1 du code de justice administrative : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire () ".

2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications apportées par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence s'apprécie objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de chaque espèce, et notamment des objectifs d'intérêt public poursuivis par la décision critiquée.

3. En l'espèce, il résulte de la décision contestée que le département n'a pas refusé la prise en charge des transports scolaires du fils de la requérante mais a proposé soit le remboursement de l'abonnement aux transports en commun de l'enfant et éventuellement de son accompagnant, soit le remboursement des frais kilométriques. Le certificat médical produit par la requérante, peu détaillé et indiquant que l'enfant a besoin d'accompagnement dans ses déplacements ne suffit pas à démontrer que la solution proposée par le département serait inadaptée. Compte tenu de ces éléments, la requérante n'établit pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation de son fils, pour justifier de l'urgence qui existerait à suspendre l'exécution de la décision contestée. Par ailleurs, les moyens soulevés à l'encontre de cette décision apparaissent en l'état de l'instruction manifestement infondés. Enfin, dans son dernier mémoire, la requérante demande la réparation du préjudice qu'elle a subi. Une telle demande ne relève manifestement pas de l'office du juge des référés saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête présentée par Mme D doit être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans instruction ni audience publique.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête présentée par Mme D est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B D.

Fait à Lille, le 24 décembre 2024.

Le juge des référés,

Signé

D. Perrin

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2412685

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions