Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A... contestant un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l’exposé d’aucun fait ni moyen, en violation de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Le délai de recours étant expiré sans régularisation, le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter la demande par ordonnance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 décembre 2024, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler pour excès de pouvoir une décision, non datée, par laquelle le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, mention « Citoyen UE/EEE/Suisse – exercice d’une activité salariée » et l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (…) ». Aux termes de l’article R. 411-1 même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les noms et domiciles des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ».
Mme A... conteste un arrêté par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, mention « Citoyen UE/EEE/Suisse – exercice d’une activité salariée » et l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, sans assortir ses conclusions d’aucun fait ni d’aucun moyen. Sa requête ne satisfait pas à l’exigence de motivation prévue par l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Le délai de recours contentieux étant expiré et en l’absence de mémoire complémentaire, il y a lieu, par application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, de rejeter la requête de Mme A....
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Copie en sera adressée pour information au préfet du Nord et au ministre de l’intérieur.
Fait à Lille, le 27 octobre 2025.
Le président,
signé
O. Cotte
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,