Le Tribunal administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... dirigée contre un courrier du 31 janvier 2025 l'informant de son placement en disponibilité d'office pour raison de santé. Le juge a estimé que ce courrier constituait une simple mesure d'information et non une décision faisant grief, et que le requérant n'avait pas produit l'arrêté attaqué malgré une demande de régularisation. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, ainsi que les conclusions accessoires au titre des frais d'instance.
Texte intégral
Le président de la 3ème chambreVu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrés le 11 février 2025, M. A... B..., représenté par Me Jamais, de l’AARPI Ogmios Avocats, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 31 janvier 2025 du directeur interrégional Grand Nord de la protection judiciaire de la jeunesse le plaçant en disponibilité d’office pour raison de santé ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : /(…)/ 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; /(…)/ ».
2. Aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. /(…)/ 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; /(…)/ ».
3. En l’espèce, par un courrier du 31 janvier 2025, la directrice des ressources humaines de la direction interrégionale Grand Nord de la protection judiciaire de la jeunesse a informé M. B... qu’il allait être placé en disponibilité d’office à compter du 1er février suivant, dans l’attente de l’avis du conseil médical sur le taux d’incapacité permanente partielle dont celui-ci est atteint. Ce courrier ne constituant qu’une simple mesure d’information, M. B... a été invité à produire l’arrêté le plaçant en disponibilité d’office par un courrier du 28 mars 2025. Aucune observation ou pièce n’ayant été produite suite à cette demande, les conclusions de la requête tendant à l’annulation d’un acte non-décisoire, qui sont manifestement irrecevables, peuvent être rejetées en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, ainsi que, par voie de conséquence, celles présentées au titre des frais de l’instance.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Fait à Lille, le 27 novembre 2025.
Le président de la 3ème chambre
Signé
B. Baillard
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,