LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2501464

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2501464

vendredi 28 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2501464
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet du Nord de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante étant titulaire d’un récépissé valable l’autorisant à travailler. Il a également relevé que la demande de titre de séjour avait fait l’objet d’une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que les conclusions indemnitaires et celles visant à constater une faute ne relevaient pas de la compétence du juge des référés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 février 2025, Mme B A demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet du Nord de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour ;

2°) de constater que l'administration a commis une faute ;

3°) de lui accorder une mesure provisoire garantissant ses droits jusqu'à la régularisation de sa situation.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Terme, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer en matière de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

2. Il résulte des dispositions combinées des articles L. 511-1 et L. 521-3 du code de justice administrative que, saisi sur le fondement de cette dernière disposition d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire toutes mesures ayant un caractère provisoire ou conservatoire, à condition que ces mesures soient utiles, justifiées par l'urgence, ne fassent obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

3. Mme A, ressortissante algérienne née le 22 mai 1995 à Larbaa Nath Iraten (Algérie), était titulaire en dernier lieu d'un certificat de résidence valable jusqu'au 21 mai 2023. Elle indique en avoir sollicité le renouvellement par un courrier réceptionné le 30 octobre 2022. Elle a ensuite été placée sous récépissé. Elle doit être regardée comme demandant au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet du Nord de statuer sur sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.

4. Aux termes de l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si l'étranger séjourne déjà en France, sa demande est présentée dans les délais suivants : / 1° L'étranger qui dispose d'un document de séjour mentionné aux 2° à 8° de l'article L. 411-1 présente sa demande de titre de séjour entre le cent-vingtième jour et le soixantième jour qui précède l'expiration de ce document de séjour lorsque sa demande porte sur un titre de séjour figurant dans la liste mentionnée à l'article R. 431-2. Lorsque sa demande porte sur un titre de séjour ne figurant pas dans cette liste, il présente sa demande dans le courant des deux mois précédant l'expiration du document dont il est titulaire () ". Delon l'article R* 4332-1 du même code : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". L'article R. 432-2 du même code prévoit que : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R.* 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois () ".

5. D'une part, Mme A ne fait valoir aucun élément précis et circonstancié justifiant de l'existence d'une situation d'urgence, alors qu'aucune pièce du dossier ne permet de connaître le fondement précis de sa demande effectuée le 30 octobre 2022, que cette dernière n'a pas été effectuée dans le délai prévu par les dispositions de l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que Mme A est titulaire d'un récépissé de celle-ci valable jusqu'au 29 mars 2025 qui l'autorise à travailler. La condition d'urgence ne peut par suite, être regardée comme remplie.

6. D'autre part, en application des dispositions des articles R* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précitées, la demande de Mme A a été implicitement rejetée à l'issue d'un délai de quatre mois, et les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de lui délivrer un récépissé de sa demande feraient obstacle à l'exécution de cette décision.

7. Enfin, il n'appartient pas au juge administratif de constater l'existence d'une faute, ni au juge des référés de se prononcer sur des conclusions indemnitaires, si telle est la portée des écritures de Mme A.

8. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A.

Fait à Lille, le 28 février 2025.

Le juge des référés,

Signé,

D. TERME

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions