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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2505554

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2505554

vendredi 25 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2505554
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantLUTRAN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui contestait son assignation à résidence dans la commune de Roubaix pour 45 jours, prise par le préfet du Nord le 6 juin 2025. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, en application de l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et qu’elle ne comportait pas d’erreur d’appréciation, M. B ayant une adresse stable et une perspective raisonnable d’éloignement. La demande d’annulation a donc été rejetée, et les frais de justice n’ont pas été mis à la charge de l’État.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 juin 2025, M. A B, représenté par Me Lutran, demande au tribunal :

1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;

2°) d'annuler la décision du 6 juin 2025 par laquelle le préfet du Nord l'a assigné à résidence dans la commune de Roubaix, dans l'arrondissement de Lille, où il a déclaré une adresse, pour une durée de 45 jours ;

3°) et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros, à verser à son conseil, en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Elle soutient que la décision attaquée :

- est insuffisamment motivée ;

- et est empreinte d'une erreur d'appréciation de sa situation.

La requête a été communiquée au préfet du Nord qui n'a pas produit d'observations.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales amendée, signée à Rome le 4 novembre 1950 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le décret 2020-1717 du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Larue, premier conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Larue, magistrat désigné ;

- les observations de Me Lutran, représentant M. B, qui a conclu aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens ;

- les observations de Me Reys, représentant le préfet du Nord qui conclut au rejet de la requête en faisant valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé ;

- et les observations de M. B, qui a répondu, en français aux questions qui lui ont été posées.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant égyptien né le 3 mai 1998, déclare être entré irrégulièrement en France en 2016. Il a été interpellé, le 6 juin 2025, à l'occasion d'un contrôle d'identité opéré avenue de la fosse aux chênes à Roubaix à 8h35. N'étant pas à même de justifier de son droit à circuler ou séjourner en France, il a fait l'objet d'une mesure de retenue administrative aux fins d'examen de ce droit. Après qu'il est apparu qu'il avait fait l'objet, le 25 novembre 2023, d'une obligation de quitter sans délai le territoire français à destination de l'Egypte, il s'est vu notifié, le jour de son interpellation, une décision l'assignant dans la commune de Roubaix, au sein de l'arrondissement de Lille, où il a justifié être domicilié, pour une durée de 45 jours. Par la présente requête, M. B sollicite l'annulation de cette décision.

Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Il y a lieu, en application de ces dispositions, d'admettre, à titre provisoire, M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. En premier lieu, le préfet du Nord énonce avec suffisamment de précisions les considérations de fait et de droit sur lesquelles il fonde sa décision, en mentionnant que M. B a fait l'objet, en novembre 2023, d'une obligation de quitter sans délai le territoire français, que son éloignement demeure une perspective raisonnable puisque s'il est dépourvu de document d'identité ou de voyage en cours de validité, il a justifié d'une adresse stable, et en faisant application des dispositions du 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée ne peut être accueilli.

4. En second lieu, M. B a indiqué, à l'audience, que, nonobstant les obligations de présentation mises à sa charge par la mesure attaquée, il continuait à vivre seul à son domicile et à travailler comme peintre en bâtiment. Il suit de là que le moyen, tiré de ce que le préfet du Nord aurait commis une erreur d'appréciation de sa situation en l'assignant à résidence, doit être écarté.

5. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à solliciter l'annulation de la décision par laquelle le préfet du Nord l'a assigné à résidence dans la commune de Roubaix pour une durée de 45 jours.

Sur les frais liés au litige :

6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet du Nord.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 juillet 2025.

Le magistrat désigné,

Signé :

X. LARUE

La greffière,

Signé :

V. LESCEUX

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2505554

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