jeudi 11 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2507333 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | STIENNE-DUWEZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 29 juillet 2025 et le 14 août 2025, M. B A, représentée par Me Stienne-Duwez, demande au juge des référés :
1°) statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à Madame la rectrice de l'Académie de Lille de le réintégrer sur le poste de professeur de mathématiques au lycée Averroès de Lille sur une quotité horaire de 18 heures à
compter du 1er septembre 2024 ou à tout le moins à compter de la rentrée scolaire 2025-2026, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 400 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que, détenteur depuis 2007 d'un contrat définitif de professeur de mathématiques, il a été affecté au lycée Averroès à compter du 1er septembre 2009 ; que du fait de la résiliation du contrat d'association, il a perdu son emploi et ne perçoit aucune rémunération.
Par un mémoire en défense, enregistrée le 6 août 2025, la rectrice de l'académie de Lille conclut au non-lieu à statuer.
Elle fait valoir que le requérant a été réaffecté en qualité de maître contractuel de mathématiques au lycée Averroès sur une quotité horaire de 18 heures à compter du
23 avril 2025
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Perrin, premier conseiller, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A est maître contractuel de mathématiques au lycée privé Averroès depuis le 1er septembre 2009. Il demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'ordonner à la rectrice de l'académie de Lille de le réintégrer dans ses fonctions.
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Saisi sur le fondement de ces dispositions d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
3. Par jugement du 23 avril 2025, le tribunal administratif de Lille a annulé la décision du 7 décembre 2023 portant résiliation du contrat d'association entre l'Etat et le lycée Averroès. Par un avenant du 30 juillet 2025 à son contrat d'enseignement, le requérant a été réintégré rétroactivement à compter du 23 avril 2025 au lycée Averroès pour une quotité de 18 heures. Il s'en déduit que, postérieurement à l'introduction de la requête, les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à la rectrice de le réintégrer sont devenues sans objet. Le requérant n'apporte aucun élément de nature à démonter qu'il en serait autrement. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur ces conclusions à fins d'injonction.
4. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de l'Etat, la somme que réclame le requérant au titre de l'article l.761-1 du code de justice administrative
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions d'injonction présentées par M. A.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la rectrice de l'académie de Lille.
Fait à Lille, le 11 septembre 2025.
Le juge des référés,
Signé,
D. Perrin
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2507333
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026