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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2508002

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2508002

mercredi 28 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2508002
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCHARPENTIER

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle. Postérieurement à l’introduction de la requête, le CNAPS a finalement accordé la carte sollicitée. En conséquence, le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également condamné l’État à verser 440 euros à l’avocat du requérant au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 août 2025, M. A... B..., représenté par Me Charpentier, demande au tribunal :

1°) d’annuler, pour excès de pouvoir, la décision du 15 juillet 2025 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité a refusé de lui délivrer une carte professionnelle ;

2°) d’enjoindre au directeur du Conseil national des activités privées de sécurité de lui délivrer une carte professionnelle ou, à défaut, de réexaminer sa situation, dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions combinées de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle partielle au taux de 55% par une décision du 6 octobre 2025.



Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».

2. Par une décision du 15 juillet 2025, le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité a rejeté la demande présentée le 27 avril 2025 tendant à la délivrance d’une carte professionnelle. Par une décision du 27 août 2025, postérieure à l’introduction de la requête, le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité lui a délivré la carte professionnelle sollicitée. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte présentées par M. B... sont devenues sans objet. Il n’y a pas lieu d’y statuer.

3. M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle au taux de 55%. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’État le versement de la somme de 440 euros à Me Charpentier, avocate du requérant, sous réserve qu’elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’État.


O R D O N N E :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte de la requête de M. B....

Article 2 : Le Conseil national des activités privées de sécurité versera à Me Charpentier une somme de 440 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sous réserve qu’elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’État.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., à Me Charpentier et au Conseil national des activités privées de sécurité.


Fait à Lille, le 28 janvier 20206.



Le président de la 7ème chambre,

Signé

D. Terme


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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