Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... qui contestait un arrêté préfectoral ordonnant la remise ou la saisie de ses armes et munitions. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, l'acte attaqué ou la preuve de la date de sa demande préalable, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc rejeté la requête sans examiner le fond.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 août 2025, M. B... A... doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler l’arrêté par lequel le préfet du Nord a ordonné la remise ou la saisie des armes et munitions en sa possession.
Par un courrier en date du 1er septembre 2025, le tribunal a invité le requérant à régulariser sa requête en produisant, dans un délai de quinze jours, la décision attaquée, ou la pièce justifiant de la date du dépôt de sa demande auprès de l’administration.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : /(…)/ 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; /(…)/ ». Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…). ».
2. En l’espèce, M. A... doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler l’arrêté du préfet du Nord ordonnant la remise des armes et munitions en sa possession. Par un courrier en date du 1er septembre 2025, M. A... a été invité à régulariser sa requête en produisant la décision attaquée ou la pièce justifiant de la date du dépôt de sa demande auprès de l’administration, et ce dans un délai de quinze jours. Ce courrier, qui comportait la mention suivant laquelle sa requête serait rejetée à défaut de régularisation et dont le requérant a accusé réception le 3 septembre 2025, est resté sans réponse. Par suite, les conclusions de M. A... tendant à l’annulation de la décision susvisée, qui n’ont pas été régularisées, sont entachées d’une irrecevabilité manifeste et doivent, dès lors, être rejetées en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Copie en sera transmise, pour information, au préfet du Nord.
Fait à Lille, le 12 novembre 2025.
Le président de la 3ème chambre
Signé
B. Baillard
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,