Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A..., qui demandait principalement une injonction à l’administration de déclarer son logement insalubre ou, à défaut, des mesures de relogement ou de travaux. La requête ne contenait que des conclusions à fin d’injonction, sans contestation d’une décision administrative préexistante, et Mme A. n’avait pas saisi le préfet d’une demande préalable, empêchant la naissance d’une décision implicite. L’ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette la requête sans invitation à régulariser.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 septembre 2025, Mme B... A... demande « la condamnation de l’autorité administrative compétente à prendre un arrêté déclarant le logement insalubre » ou « à défaut l’octroi de toutes mesures nécessaires pour garantir (sa) santé et celle de (son) enfant, y compris relogement d’urgence ou réalisation des travaux ».
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : /(…)/ 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; /(…)/ » ;
Mme A... a saisi le tribunal d’une requête tendant « la condamnation de l’autorité administrative compétente à prendre un arrêté déclarant le logement insalubre » ou « à défaut l’octroi de toutes mesures nécessaires pour garantir (sa) santé et celle de (son) enfant, y compris relogement d’urgence ou réalisation des travaux ». Cette requête comporte donc uniquement des conclusions à fin d’injonction présentées à titre principal. Par ailleurs, si Mme A... évoque la « carence » du préfet qui n’a prononcé aucun arrêté d’insalubrité, elle ne justifie pas l’avoir saisi d’une demande en ce sens, de telle sorte qu’aucune décision implicite n’a pu naître. Dès lors, la requête de Mme A... est manifestement irrecevable et doit être rejetée, en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Lille, le 27 novembre 2025
Le président de la 3ème chambre
Signé
B. Baillard
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,