Le Tribunal Administratif de Lille a donné acte du désistement de la requête de M. A... qui contestait la décision du préfet du Nord d’accorder le concours de la force publique pour son expulsion. Le juge des référés avait précédemment rejeté sa demande de suspension, estimant qu’aucun moyen sérieux n’était soulevé. En application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, M. A... n’ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant la notification de ce rejet, il est réputé s’en être désisté.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 octobre 2025, M. B... A..., représenté par Me Machart, demande au tribunal :
1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d’annuler la décision du 26 septembre 2025 par laquelle le préfet du Nord a accordé le concours de la force publique pour procéder à l’expulsion du logement qu’il occupe ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 000 euros sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
La procédure a été communiquée au préfet du Nord.
Par une décision du 1er décembre 2025, M. A... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l’ordonnance n° 2510292 du 3 novembre 2025 du juge des référés du tribunal ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 Donner acte des désistements ; /(…)/ ». Aux termes de l’article R. 612-5-2 du même code : « En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté (…). ».
2. Par une ordonnance n° 2510292 du 3 novembre 2025, le juge des référés du tribunal a rejeté la requête de M. A... tendant à la suspension de la décision du 26 septembre 2025 par laquelle le préfet du Nord a accordé le concours de la force publique pour procéder à l’expulsion du logement qu’il occupait au motif, notamment, qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. A défaut d’avoir confirmé le maintien des conclusions de sa requête dans le délai d’un mois à compter de la notification de l’ordonnance de rejet intervenue le 3 novembre 2025, ainsi que le courrier de notification de cette ordonnance l’invitait à le faire, et en l’absence de pourvoi en cassation, M. A... est réputé s’en être désisté, ainsi que le prévoit l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera transmise, pour information, au préfet du Nord.
Fait à Lille, le 27 janvier 2026.
Le président de la 3ème chambre
Signé
B. Baillard
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,