Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. A... qui contestait un arrêté municipal ordonnant des travaux de mise en sécurité. La juridiction constate que le requérant n'a pas régularisé sa demande en produisant l'acte attaqué, malgré une mise en demeure. L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 412-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative pour prononcer une irrecevabilité manifeste.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 novembre 2025, M. B... A... doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler l’arrêté par lequel le maire de la commune d’Onnaing l’a mis en demeure de réaliser des travaux pour la mise en sécurité de l’immeuble situé au 2 rue Victor Hugo dans cette commune.
Par un courrier en date du 17 novembre 2025, le tribunal a invité le requérant à régulariser sa requête en produisant, dans un délai de quinze jours, la décision attaquée, ou la pièce justifiant de la date du dépôt de sa demande auprès de l’administration.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : /(…)/ 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; /(…)/ ». Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…). ».
2. En l’espèce, M. A... doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler la décision du maire d’Onnaing portant mise en sécurité de l’immeuble situé au 2 rue Victor Hugo dans cette commune. Par un courrier en date du 17 novembre 2025, M. A... a été invité à régulariser sa requête en produisant la décision attaquée ou la pièce justifiant de la date du dépôt de sa demande auprès de l’administration, et ce dans un délai de quinze jours. Ce courrier qui a été présenté au domicile du requérant le 22 novembre 2025, puis retourné au tribunal revêtu de la mention « pli avisé – non-réclamé », le 10 décembre 2025, comportait également la mention suivant laquelle sa requête serait rejetée à défaut de régularisation. Par suite, les conclusions de M. A... tendant à l’annulation de la décision susvisée, qui n’ont pas été régularisées, sont entachées d’une irrecevabilité manifeste et doivent, dès lors, être rejetées en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Lille, le 26 février 2026.
Le président de la 3ème chambre
Signé
B. Baillard
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,