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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2511348

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2511348

vendredi 5 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2511348
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET CENTAURE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par Mme A..., qui contestait le rejet implicite de sa demande de carte de résident "protection subsidiaire". La requérante s'est désistée de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. Le juge des référés a admis l'intéressée au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, mais a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles fondées sur l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur la demande de suspension, faute de maintien des conclusions.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistré le 20 novembre 2025, Mme B... A..., représentée par Me Fortunato, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) de suspendre l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet du Nord a rejeté sa demande de carte de résident portant la mention « protection subsidiaire » ;

3°) d’enjoindre au préfet du Nord de réexaminer son dossier dans le délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard et de lui remettre, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour d’une durée de six mois, dans le délai de soixante-douze heures à compter de la décision à intervenir, sous la même astreinte ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat le versement à son conseil d’une somme de 1 200 euros en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.


Par un mémoire en défense, enregistré le 4 décembre 2025, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.


Par un mémoire, enregistré le 4 décembre 2025, Mme A... déclare se désister de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction.

Vu :
- la requête enregistrée le 20 novembre 2025 sous le numéro 2511349 par laquelle la requérante demande l’annulation de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.


Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Even, premier conseiller, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :


Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

En raison de l’urgence inhérente à l’intervention du juge des référés statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, il y a lieu d’admettre Mme A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Le désistement de Mme A... de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la requête présentées au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.




O R D O N N E :


Article 1er : Mme A... est admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Il est donné acte du désistement de Mme A... des conclusions aux fins de suspension et d’injonction de la requête.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.






Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A..., à Me Fortunato et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet du Nord


Fait à Lille, le 5 décembre 2025.


Le juge des référés,


signé


P. EVEN


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.





Pour expédition conforme,

La greffière.

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