Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet de la Somme suspendant le permis de conduire de M. A... pour six mois. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas introduit de recours en annulation contre cette décision, rendant sa demande sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative manifestement irrecevable. L’ordonnance a été rendue sans instruction ni audience en application de l’article L. 522-3 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 novembre 2025, M. B... A... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative de suspendre l’exécution de l’arrêté du 23 mai 2025 par lequel le préfet de la Somme a suspendu son permis de conduire pour six mois ou, à titre subsidiaire, de le convoquer devant la commission médicale dans le délai de dix jours.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Even, premier conseiller en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.
A la date de la présente ordonnance, M. A... n’a introduit devant le tribunal aucun recours tendant à l’annulation de l’arrêté contesté. Dès lors, sa demande présentée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative est manifestement irrecevable.
Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de rejeter la requête de M. A... selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Lille, le 27 novembre 2025.
Le juge des référés,
Signé,
P. EVEN
Pour expédition conforme,
Le greffier,