Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... qui demandait une injonction au ministre de l'intérieur de supprimer son inscription au fichier du Système d'information Schengen (SIS II). Le juge a rappelé qu'il ne peut adresser d'injonctions à l'administration ou se substituer à elle, sauf dans des cas prévus par le code de justice administrative dont la requête ne relevait pas. La demande ne comportant aucune conclusion à fin d'annulation d'une décision, elle a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu les procédures suivantes :
Par une requête, enregistrée le 24 novembre 2025, M. A... B..., représenté par Me Dafku, demande au tribunal d’enjoindre au ministre de l’intérieur de procéder à la suppression de son inscription au fichier du Système d’information Schengen (Sis II).
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (...) ».
2. En dehors des hypothèses prévues par les articles L. 911-1 à L. 911-4 du code de justice administrative, et dont ne relève pas la présente requête, il n’appartient au juge administratif ni de donner des injonctions à l’administration ni de faire lui-même œuvre d’administrateur en se substituant à l’administration.
3. Dans sa requête, M. B... demande au tribunal d’enjoindre à l’administration de supprimer son inscription au fichier du Système d’information Schengen. La requête contient ainsi une demande d’injonction à titre principal et ne comporte aucune conclusion à fin d’annulation d’une décision. Par suite, il y a lieu, en application des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, de rejeter cette requête comme étant manifestement irrecevable.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Lille, le 1er décembre 2025.
Le président du tribunal
Signé
Benoist GUÉVEL
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour copie conforme,
La greffière