Le Tribunal administratif de Lille rejette une requête pour excès de pouvoir formée par une requérante concernant la perte de points sur son permis de conduire. La juridiction estime que la requête, qui se borne à solliciter des renseignements sans formuler de conclusions précises ni exposer de moyens juridiques, est manifestement irrecevable. Cette décision d'irrecevabilité est prise en application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, la requête ne pouvant être régularisée.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 novembre 2025, Mme C... B... a saisi le tribunal d’une demande de renseignements relatifs à la perte de six points du capital de points affecté à son permis de conduire à la suite d’une infraction commise le 3 juin 2024 à Denain.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme A... en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Et, aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ».
Mme B... n’a transmis au tribunal qu’une demande de renseignements relatifs à la perte de six points sur le capital de points affecté à son permis de conduire consécutivement à une infraction commise le 3 juin 2024, sans formuler de conclusions précises et recevables ni exposer le moindre moyen ou argument juridique de nature à établir qu’une décision la concernant serait infondée. Ainsi, cette requête, qui ne saurait être régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B....
Fait à Lille, le 3 mars 2026.
La magistrate désignée,
signé
C. A...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,