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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2511888

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2511888

vendredi 6 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2511888
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantROELS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lille donne acte du désistement d'office du requérant, M. A..., suite au rejet de sa demande de référé-suspension et à l'absence de confirmation du maintien de sa requête dans le délai légal. Le tribunal applique les articles R. 612-5-2 et R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement. Il met en conséquence à la charge du requérant une somme de 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 décembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Potier, demande au tribunal :


1°) d’annuler l’arrêté du 6 novembre 2025 par lequel le maire de Grande-Synthe a refusé de reconnaître l’imputabilité au service de l’accident déclaré le 14 janvier 2025 et l’a placé en congé de maladie ordinaire du 11 octobre 2024 au 10 octobre 2025 inclus ;

2°) d’annuler l’arrêté du 10 novembre 2025 par lequel le maire de Grande-Synthe l’a placé en position de disponibilité d’office du 11 octobre 2025 au 7 décembre 2025 inclus ;

3°) d’enjoindre à la commune de Grande-Synthe de lui verser l’intégralité de son traitement jusqu’à la reconnaissance définitive de sa maladie professionnelle et de le placer en congé pour invalidité temporaire imputable au service pour la période du 11 octobre 2025 au 7 décembre 2025 ;

4°) de mettre à la charge de la commune de Grande-Synthe la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 décembre 2025, la commune de Grande-Synthe, représentée par Me Roels, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative

Vu :
l’ordonnance du juge des référés du présent tribunal n° 2511874 du 18 décembre 2025 et son courrier de notification ;
les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ». L’article R. 612-5-2 de ce code dispose que : « En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté (…) ».

La requête en référé n° 2511874 formée par M. A... tendant à obtenir la suspension de l’exécution de l’arrêté du 6 novembre 2025 par lequel le maire de Grande-Synthe a refusé de reconnaître l’imputabilité au service de l’accident déclaré le 14 janvier 2025 et l’a placé en congé de maladie ordinaire du 11 octobre 2024 au 10 octobre 2025 inclus et de l’arrêté du 10 novembre 2025 par lequel le maire de la commune de Grande-Synthe l’a placé en position de disponibilité d’office du 11 octobre 2025 au 7 décembre 2025 inclus a été rejetée par ordonnance du 18 décembre 2025 au motif qu’aucun des moyens présentés n’était propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de cette décision.

Par pli recommandé du 18 décembre 2025 lui notifiant cette ordonnance, M. A... a été invité, en application des dispositions de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, à confirmer dans le délai d’un mois le maintien de sa requête tendant à l’annulation de ces mêmes décisions. Il a été informé par ce courrier de ce qu’à défaut de confirmation dans le délai imparti, il serait réputé s’être désisté d’office. Le pli a été régulièrement présenté le 20 décembre 2025 à l’adresse indiquée par le requérant. Cette ordonnance a par ailleurs été notifiée dans l’application Telerecours le 18 décembre 2025 à son conseil qui en a accusé réception le jour même. Aucune confirmation de maintien de la requête n’étant parvenue à la juridiction et aucun pourvoi n’ayant été formé, le délai d’un mois imparti ayant expiré, M. A... est réputé s’être désisté de l’ensemble des conclusions de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de M. A... la somme de 200 euros à verser à la commune de Grande-Synthe au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A....

Article 2 : M. A... versera à la commune de Grande-Synthe la somme de 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à la commune de Grande-Synthe.

Fait à Lille, le 6 mars 2026.

La présidente de la 1ère chambre,

signé

AM. Leguin

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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