Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la suspension d’une décision de la caisse d’allocations familiales du Nord relative à une remise gracieuse partielle. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie de la décision attaquée, en violation de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés a donc rejeté la demande sans instruction ni audience.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 décembre 2025, Mme A... B... demande au juge des référés de suspendre l’exécution de la décision par laquelle la caisse d’allocations familiales du Nord n’a fait que partiellement droit à sa demande de remise gracieuse.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Even, premier conseiller pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée. Enfin, aux termes de l’article R. 412-1 de ce code : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué (…) ».
La requête de Mme B... n’est pas accompagnée de la copie de la décision attaquée, en méconnaissance des dispositions de l’article R. 412-1 du code de justice administrative, citées au point précédent. Elle n’est donc pas recevable.
Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de rejeter la requête de Mme B... selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Lille, le 5 janvier 2026.
Le juge des référés,
Signé
P. EVEN
Pour expédition conforme,
La greffière