Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé-suspension par Mme A... pour contester le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour « étudiant en recherche d’emploi ». La requérante invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment un défaut de motivation et une méconnaissance de l’accord franco-gabonais. Avant que le juge ne statue au fond, Mme A... s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 12 janvier 2026, le juge des référés a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 décembre 2025, Mme B... A..., représentée par Me Minko Mi Nze, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet du Nord a refusé de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour « étudiant en recherche d’emploi » ;
2°) d’enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, dans le délai de dix jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
Sur l’urgence :
- elle est présumée dans le cas d’un refus de renouvellement de titre de séjour ;
- elle est constituée, dès lors que la décision attaquée l’empêche de postuler aux offres d’emploi et de subvenir à ses besoins et ceux de son fils ;
Sur l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- elle est entachée d’un défaut de motivation ;
- elle méconnaît les stipulations de l’article 2 de l’accord franco-gabonais ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.
Vu :
- la requête enregistrée le 20 décembre 2025 sous le numéro 2512498 par laquelle la requérante demande l’annulation de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Even, premier conseiller pour statuer sur les demandes de référé.
Après avoir convoqué les parties à une audience publique ;
Ont été entendus au cours de l’audience publique du 6 janvier 2026 à 14h30 :
- les observations de Mme A... ;
- les observations de Me Hau, représentant le préfet du Nord, qui conclut au rejet de la requête.
à l’issue de laquelle le juge des référés a reporté la clôture de l’instruction au 9 janvier 2026 à 12 heures ;
Par un mémoire enregistré le 9 janvier 2026, Mme A... déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Considérant ce qui suit :
Le désistement de Mme A... est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme A... de sa requête.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet du Nord.
Fait à Lille, le 12 janvier 2026.
Le juge des référés,
Signé
P. EVEN
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,