Le Tribunal administratif de Lille rejette par ordonnance le recours pour excès de pouvoir de M. B... contre un organisme de formation. La juridiction estime la requête irrecevable car le courrier produit, une simple demande de pièces de l'organisme, ne constitue pas un acte faisant grief. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables non régularisées.
Texte intégral
Le président du tribunalVu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 31 décembre 2025, M. A... B... saisit le tribunal d’un litige relatif à une formation dispensée par le centre ID-Formation à Lille-Fives.
Par un courrier du 15 janvier 2026, le tribunal a invité M. B... à régulariser sa requête, dans le délai de quinze jours, en produisant la décision attaquée.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D’une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance :(...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. M. B... a saisi le tribunal d’une requête relative à une décision prise par un organisme de formation. Le requérant n’ayant pas produit à l’appui de son recours la décision attaquée, le tribunal l’a invité le 15 janvier 2026 à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours et l’a informé de ce que, à défaut de régularisation, sa requête pourra être rejetée pour irrecevabilité. A réception de ce courrier, M. B... a transmis au tribunal un courrier en date du 10 juillet 2024 par lequel l’organisme de formation ID-Formation lui demande de fournir une attestation de la préfecture relative à ses droits du 19 novembre 2023 au 3 juin 2024. Ce courrier purement informatif et se limitant à une demande de pièces, ne saurait être regardé comme constituant un acte faisant grief. Les conclusions de M. B... tendant à son annulation ne sont dès lors pas recevables et doivent être rejetées en application des dispositions du 4° de l’article R.222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Lille, le 5 février 2026.
Le président du tribunal
signé
Benoist GUÉVEL
La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,