LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2600247

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2600247

lundi 19 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2600247
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantOLIVIER

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé de M. B..., médecin hospitalier suspendu, qui demandait d’enjoindre au groupe hospitalier Seclin Carvin de finaliser et de lui communiquer le rapport de l’enquête interne le concernant. Le juge a estimé que cette demande, formulée sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visait en réalité à faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative implicite de rejet née du silence gardé sur sa demande de communication. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable et rejetée sans examen au fond, en application de l’article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 12 janvier 2026, M. A... B... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :


1°) d’enjoindre, sous astreinte, au groupe hospitalier Seclin Carvin (GHSC) de finaliser l’enquête interne dont il fait l’objet, d’en rédiger le rapport et de le lui communiquer ainsi qu’au centre national de gestion (CNG) ou, si ce rapport est déjà établi, de lui communiquer ainsi qu’au CNG les documents résultant de ladite enquête ;


2°) de mettre à la charge du GHSC la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Even, premier conseiller pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :


M. A... B..., docteur en médecine spécialisé en pathologie cardiovasculaire, a été nommé en qualité de praticien hospitalier au sein du service de cardiologie du groupe hospitalier Seclin Carvin (GHSC) le 1er juin 2004. Par une décision du 10 juillet 2025, le directeur du GHSC a prononcé à son encontre une mesure de suspension à titre conservatoire, motivée par le signalement d’une patiente à l’issue d’une consultation. Cette mesure, ainsi que les faits la fondant, ont été portés à la connaissance du conseil départemental du Nord de l’ordre des médecins, du centre national de gestion (CNG), de l’agence régionale de santé et du procureur de la République. Parallèlement au recours en annulation formé contre cette décision, le conseil du requérant a, par courrier du 7 août 2025, sollicité de la directrice générale du CNG qu’elle se prononce sur la situation statutaire de l'intéressé. Par une réponse du 15 septembre 2025, celle-ci a toutefois indiqué être dans l’attente de la transmission, par le GHSC, des pièces de l’enquête interne pour pouvoir statuer. Par un procès-verbal du 22 novembre 2025, le conseil départemental de l’ordre des médecins a décidé, à la majorité de ses membres, de ne pas déférer M. B... devant la chambre disciplinaire de première instance. Néanmoins, en dépit d'une demande de communication des conclusions de l'enquête interne formulée par le requérant le 13 octobre 2025, le directeur de l'établissement n'a pas transmis les documents demandés. Par la présente requête, M. B... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au GHSC de finaliser l'enquête interne diligentée à son encontre, d’en arrêter les conclusions et de lui communiquer le rapport subséquent, ainsi qu’au CNG, ou, dans l’hypothèse où ce rapport aurait déjà été établi, de procéder à sa communication.

Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ». L’article L. 522-3 du même code énonce : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée (…). ».

Il résulte de l’instruction que M. B... a formulé le 13 octobre 2025 une demande de communication des conclusions de l'enquête interne dont il fait l’objet, au directeur du GHSC. Du silence gardé par l’administration durant plus de deux mois sur cette demande est née une décision implicite de rejet. Sa demande, présentée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a donc pour objet de faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative et n’est, dès lors, pas recevable.

Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de rejeter la requête de M. B... selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative en toutes ses conclusions.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.



Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Lille, le 19 janvier 2026

Le juge des référés,

Signé

P. EVEN

Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions