Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de M. B... qui contestait la suspension de son revenu de solidarité active (RSA) par le président du conseil départemental du Nord. Le juge des référés a constaté que le requérant n'avait pas introduit de recours au fond contre la décision contestée, rendant sa demande sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative manifestement irrecevable. En application de l'article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, y compris les conclusions à fin d'injonction.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 janvier 2026, M. A... B... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision par laquelle le président du conseil départemental du Nord a suspendu le versement de son revenu de solidarité active (RSA) ;
2°) d’enjoindre au président du conseil départemental du Nord de reprendre immédiatement le versement du RSA à titre provisoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Even, premier conseiller pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.
A la date de la présente ordonnance, M. B... n’a introduit devant le tribunal aucun recours au fond contre la décision contestée. Dès lors, sa demande présentée sur le fondement des dispositions, citées au point précédent, de l’article L. 521-1 du code de justice administrative est manifestement irrecevable.
Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de rejeter la requête de M. B... selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative, y compris les conclusions à fin d’injonction.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Lille, le 16 janvier 2026.
Le juge des référés,
Signé,
P. EVEN
Pour expédition conforme,
La greffière,