LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2600522

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2600522

lundi 19 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2600522
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCABINET CHOCHOIS AVOCAT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par le syndicat CFDT Santé Sociaux 59 Nord Intérieur d’une demande de suspension de décisions de réquisition de trois masseurs-kinésithérapeutes grévistes par le directeur du centre hospitalier de Le Quesnoy pour le 19 janvier 2026. Le juge a constaté que, la mesure de réquisition ne portant que sur une seule journée et aucune prorogation ou nouvelle décision n’étant alléguée, la demande était devenue sans objet à la date de son ordonnance. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté le surplus des demandes, sans faire droit à la demande de frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 janvier 2026, le syndicat départemental CFDT Santé Sociaux 59 Nord Intérieur, représenté par Me Chochois, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution des décisions du 16 janvier 2026 par lesquelles le directeur général du centre hospitalier de Le Quesnoy a assigné M. E... C..., Mme B... F... et Mme A... D..., masseurs-kinésithérapeutes, pour assurer leurs fonctions au sein du service de rééducation et de réadaptation fonctionnelle le lundi 19 janvier 2026, de 9h à 17h ;

2°) à titre subsidiaire, d’enjoindre au centre hospitalier de Le Quesnoy d’assigner le personnel strictement nécessaire à assurer un service minimum, compte-tenu du flux de patients prévu le jour concerné ;

3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Le Quesnoy une somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Il soutient que :
- l’urgence est constituée, dès lors que les décisions en cause ont été notifiées le vendredi 16 janvier 2026 entre 16h et 17h, alors que le préavis de grève a été notifié le 7 janvier.
- les décisions attaquées portent une atteinte grave et manifestement illégale au droit de grève des intéressés.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
- la Constitution, notamment son Préambule ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Even, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

Il ressort des pièces du dossier soumises au juge du référé qu’à la suite d’un préavis de grève de personnels du centre hospitalier de Le Quesnoy, déposé pour la journée du 19 janvier 2026, dans le cadre d’un mouvement de contestation d’une modification des règles relatives au temps de travail, le directeur général de cet établissement, a assigné M. C..., Mme F... et Mme D..., masseurs-kinésithérapeutes affectés au service de rééducation et de réadaptation fonctionnelle, afin de garantir la sécurité et la continuité du service public, de 9h à 17h.

Le droit de grève présente le caractère d’une liberté fondamentale au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative.

Si la circonstance que les décisions du 16 janvier 2026 de requérir des agents en grève ne porte que sur la journée du 19 janvier 2026 ne rend pas, par elle-même, sans objet, la demande tendant à sa suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, le syndicat requérant, dans sa requête enregistrée le samedi 17 janvier à 17h57, ne fait état toutefois ni de ce que cette décision pourrait voir ses effets prorogés, ni de ce qu’une autre décision de réquisition a été prise ou serait susceptible de l’être à bref délai sur le même fondement. Dans ces conditions, à la date et heure de la présente ordonnance, qui n’aurait pas pu raisonnablement être rendue plus tôt, il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête.

Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit à la demande que présente le syndicat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête du syndicat départemental CFDT Santé Sociaux 59 Nord Intérieur tendant à la suspension des décisions du 16 janvier 2026 du directeur général du centre hospitalier de Le Quesnoy.



Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat départemental CFDT Santé Sociaux 59 Nord Intérieur.


Fait à Lille, le 19 janvier 2026.


Le juge des référés,


Signé,


P. EVEN


Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions