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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2600817

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2600817

mardi 27 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2600817
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de M. B..., qui contestait le refus de France Travail de lui accorder une aide individuelle à la formation. Le juge a constaté que la requête n'était pas accompagnée de la copie de la requête en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En l'absence de cette pièce, la demande a été jugée manifestement irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 janvier 2026, M. A... B... demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de la décision du 22 décembre 2025 par laquelle l’organisme France Travail a refusé de lui accorder une aide individuelle à la formation et de procéder au réexamen de sa situation.

2°) d'enjoindre à l’organisme France Travail de lui accorder l’aide sollicitée sous astreinte de 150 € par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat les frais de procédures au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Even, premier conseiller, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer en matière de référés.


Considérant ce qui suit :

1. M. A... B..., inscrit sur la liste des demandeurs d’emploi, a sollicité l’octroi d’une aide individuelle à la formation auprès de l’organisme France Travail. Par une décision datée du 3 novembre 2025, son conseiller lui a indiqué que sa formation individuelle ne serait pas financée. Par la présente requête, M. B... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de cette décision.

2. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

3. Le second alinéa de l’article R. 522-1 du même code dispose que : « A peine d’irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d’une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d’annulation ou de réformation et accompagnées d’une copie de cette dernière ». Ces dispositions subordonnent la recevabilité d’une requête à fin de suspension à ce que soit jointe à la requête la copie de la requête en annulation.

4. Si M. B... dirige ses conclusions à fin de suspension contre la décision du 3 novembre 2025 par laquelle l’organisme France Travail a refusé de lui accorder une aide individuelle à la formation, sa requête de référé n’est pas accompagnée d’une copie de la requête à fin d’annulation de cette décision qui aurait dû être déposée devant le tribunal administratif. En l’absence de requête en annulation contre cette décision, la présente requête de référé suspension est manifestement irrecevable.

5. Il résulte de ce qui précède que, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les conditions d’urgence et de l’existence d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, la requête de M. B... doit être rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions à fin de suspension et d’injonction.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Lille, le 27 janvier 2026.

Le juge des référés,

Signé,


P. Even

Pour expédition conforme,


La greffière,

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