Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le refus de valider son semestre par un établissement d'enseignement supérieur privé. La juridiction a estimé que les décisions d'un tel établissement privé ne relèvent pas de sa compétence. La requête a donc été déclarée irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 février 2026, Mme A... B..., représentée par Me Febvre, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision par laquelle le directeur des programmes de l'établissement d’enseignement supérieur SKEMA Business School a refusé de valider son dernier semestre et de présenter son dossier de diplôme au jury ;
2°) d’enjoindre à SKEMA Business School de réexaminer sa situation et de valider son admission jusqu’au jury du mois de juillet 2026 ;
3°) de mettre à la charge de SKEMA Business School une somme de 1 800 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’éducation ;
- le code de justice administrative.
Considérant e qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative (…) ».
2. La requête de Mme B... est dirigée contre une décision prise par le directeur des programmes de SKEMA Business School, établissement d’enseignement supérieur privé, dont il n’appartient pas à la juridiction administrative de connaître.
3. Dès lors, les conclusions présentées par Mme B... ne relèvent manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. La requête de Mme B... doit être rejetée, en application des dispositions du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Lille, le 5 mars 2026.
Le président du tribunal,
signé
Benoist GUÉVEL
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier.